Jour 707

J’ai reçu un cadeau de ma belle-maman hier soir. Bien que grippés, Denauzier et moi sommes allés souper chez elle pour lui tenir compagnie, pour le plaisir de sa compagnie, et pour essayer d’en venir à bout de mes restants de dinde, quatre bouches, pour manger les vols-au-vent, valant quand même plus que deux. Quatre bouches car son fils, frère de Denauzier, était là aussi. Je prépare la sauce à la maison, dans une grande poêle avec couvercle, et nous partons dans le véhicule glacé chez ma belle-maman. Elle habite à moins de cinq minutes en auto. Je n’ai pas froid tant que ça, le temps de nous rendre, parce que le vieux véhicule de mon mari est doté de sièges chauffants, et parce que je dépose la poêle chaude sur mon épais manteau qui couvre mes cuisses. À notre arrivée, la sauce pourrait être mangée telle quelle, mais je la mets quand même à réchauffer à feu doux sur la cuisinière, le temps que les vols-au-vent réchauffent quant à eux dans le four.
Pour la sauce qui nappe les vols-au-vent, et dans un autre ordre d’idée, je dois préciser ceci : Emma ne s’y prend pas de la même manière que moi. C’est un peu normal car je ne lui ai pas enseigné grand-chose. Non seulement elle ne s’y prend pas de la même manière que moi, mais j’ai oublié de quelle manière elle s’y prend ! En d’autres mots, quand est venu le temps de préparer une première béchamel à la maison, pendant les cinq jours qu’elle est venue passer chez nous entre Noël et le Jour de l’An, première béchamel en ce sens que je suis rendue à cinq si j’en fais une autre cette semaine –tout ça pour venir à bout de la dinde–, nous y sommes allées pour ma manière de préparer la béchamel. J’étais un peu nerveuse, je n’aurais pas voulu rater ma mixture devant ma fille !
Dans un fond d’huile d’olive et de beurre, je fais chauffer les oignons jusqu’à ce qu’ils deviennent transparents. J’ajoute les légumes que j’achète surgelés, déjà coupés et mélangés dans un sac : des haricots, des pois, des carottes, des céleris. Je laisse chauffer légumes glacés et oignons transparents pendant quelques minutes, en remuant.
C’est un des avantages de cuisiner avec Emma. Nous nous tenons elle et moi debout à côté de la cuisinière, remuant les légumes dans la poêle sans trop nous en rendre compte, parlant de tout et de rien. De la sorte, les aliments ne brûlent pas, comme cela arrive souvent quand je suis seule. Au lieu de rester debout à surveiller la cuisson, je viens à mon ordi écrire quelques lignes et du coup, presque trois fois sur quatre, j’oublie ce qu’il y a sur le feu… jusqu’à ce qu’une odeur me le rappelle !
Donc, légumes et oignons, sur lesquels je saupoudre de la farine en essayant d’en saupoudrer ni trop, ni trop peu. Je mélange jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trace de farine blanche sur les légumes. Je retire la poêle du feu pour verser le lait, ni trop ni trop peu. Je remue avec ma cuiller de bois. Je remets la poêle sur le feu et j’ajoute du liquide, soit du bouillon de poulet soit encore du lait. Quelques herbes séchées. Puis viennent les morceaux de dinde. Et le tour est joué, habituellement c’est délicieux. Hier chez ma belle-maman, et les autres fois d’avant avec Emma, c’était délicieux.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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