Jour 708

JohnKerry1200John Kerry, tel est l’homme politique auquel ressemble, en raison de ses cheveux fournis, le pianiste du bar L’apéro. Même physique mince et élancé, mêmes chemises élégantes quoique, ici, John ne porte pas de boutons de manchette. Il porte à la place, au poignet gauche, deux bracelets de silicone, un jaune et un bleu, de ces bracelets qui soutiennent des causes, qui appellent à la solidarité.
Il est des comportements qu’on ne contrôle pas et qui traversent le temps, ai-je écrit hier en fin de texte, à propos de mes sparages, les bras dans les airs et les mains levées au ciel.
La même chose pour le tempérament. On ne le contrôle que très peu et il traverse le temps en masse, inchangé. La même chose, je dirais, pour la couleur de notre univers intérieur. Il se teinte en fonction de la manière dont on vieillit. Il prend ou perd de l’éclat, mais il demeure néanmoins de la même couleur fondamentale. C’est ma théorie. La couleur fondamentale de mon univers intérieur est traversée de veines de tristesse. Je ne sais pas quelle est la couleur dominante de mon univers intérieur, mais j’imagine les veines de tristesse de la couleur rouge vin –bordeaux, bourgogne.
Lors de la soirée Nez rouge, ai-je écrit, j’étais triste. Ça m’arrive souvent de ne pas avoir le vent dans les voiles pendant la période des fêtes. De me sentir fragile, de ne pas être sûre de moi. D’être encore moins sûre de moi que d’habitude. De manière incompréhensible, je dois mentionner qu’une part de moi aime ça, être triste. C’est ce qui fait que lorsque l’homme bénévole m’a offert mon cadeau corporatif, à savoir une tasse, j’ai aimé souffrir en recevant son beau sourire aimant. J’ai aimé l’effet de craquèlement de ma coquille que sa gentillesse a eu sur moi. J’ai aussitôt pensé que ce ne sont pas tous les individus de l’univers qui me veulent du mal, mais seulement quelques-uns. Et découvrant qu’à ces quelques-uns s’opposait un homme aimant, je me suis sentie mieux.
Ce n’est pas vers ces tournaillages d’univers intérieur que je voulais aller en commençant mon texte, mais plutôt vers une récapitulation de mon année 2017. Au nombre des événements majeurs se trouve le règlement du partage des propriétés de Montréal que j’ai assez peu commenté dans mes textes, il me semble. Se trouve aussi la mise en place de notre nouvelle manière de manger, de vivre, de penser, à travers le cétogène. J’adore, même si ça représente plus de travail pour moi. Pour la préparation de nos sandwiches au poulet ce midi, par exemple, il a fallu que je fasse d’abord les crêpes au son d’avoine en remplacement du pain. C’est plus long, et je dois dire que mon mari est patient. Je me suis procuré un téléphone cellulaire –en fait c’est mon mari qui me l’a offert–, autre événement important. Nous avons fait l’acquisition d’un chalet dans les environs de la Manawan, événement non négligeable. Je me suis abonnée au magazine Paris Match. De manière encore une fois incompréhensible, j’en ai reçu trois d’un coup mercredi dernier.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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