Jour 709

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J’ai gagné une tasse portant le logo de Nez rouge ! Chaque soir il y a un tirage à l’attention des bénévoles et moi qui ne gagne jamais rien j’ai gagné la tasse ! J’étais excitée comme si j’avais gagné le million, mais surtout touchée par le beau sourire de l’homme, lui aussi bénévole, qui m’a remis la tasse. Un sourire aimant qui a mis un baume sur mon coeur car j’étais triste lors de notre aventure nezrougienne.

Je devrais être en train de nettoyer le sous-sol en prévision de l’arrivée de la visite, pour les fêtes de Noël. Mais j’ai mal à la tête. Ouille ! Ça m’arrive souvent de me réveiller avec un mal de tête. La plupart du temps il s’en va dans les premières minutes, une fois que je me lève. Aujourd’hui, il est plus coriace, alors j’attends que les Tylenol que je viens de prendre fassent effet. J’ai bu de l’eau citronnée, deux grands verres.
Une autre qui s’est peut-être levée avec un mal de tête, c’est la cliente que nous avons ramenée chez elle, mercredi soir, lors de notre participation comme bénévoles au programme Nez rouge. Nous étions avec les Pattes, mon mari et moi. Donc, en équipe de trois. J’ai enfin compris comment ça marche : au sein d’une même équipe, il faut avoir accès à un véhicule, dans ce cas-ci c’était le mien. Quand l’équipe est appelée pour aller chercher une personne éméchée, on y va à trois dans le véhicule. On se rend à l’endroit où se trouve la personne éméchée. Habituellement, ce n’est pas elle qui appelle Nez rouge, mais un ami qui lui veut du bien ! Deux personnes de l’équipe de trois sortent alors du véhicule pour aller chercher la personne à l’endroit où elle se trouve, en l’occurrence un bar qui s’appelle L’apéro, à Joliette. Charmant endroit de style suranné, avec pianiste jouant sur un piano à queue blanc, pianiste qui était au demeurant bel homme, grand, arborant beaucoup de cheveux un tantinet poivre et sel, et portant sous sa veste des boutons de manchettes aux poignets d’une chemise blanche. Vite fait, il m’a fait penser à un homme politique américain dont je ne retrouve pas le nom. C’est tout ce que j’ai eu l’occasion de remarquer car, quand même, nous ne nous étions pas déplacés pour lui ! Notre cliente était une jeune femme blonde, menue, qui avait bien profité de son party de Noël. Elle habite à dix minutes de chez nous, dans le village de Ste-Béatrix, alors nous avons fait comme si nous retournions chez nous, Denauzier et moi, mais dans son véhicule à elle, que je conduisais, car j’avais opté pour le rôle de chauffeur au cours de la soirée. Denauzier était l’accompagnateur, qu’on appelle le secrétaire car c’est à cette personne que revient la responsabilité de remplir un formulaire à l’effet que telle personne a bénéficié d’un transport, etc. Mon frère occupait le rôle d’escorte. Dans l’univers Nez rouge, l’escorte désigne la personne qui conduit le véhicule de l’équipe. C’est dire que les Pattes conduisait ma Sonic. J’ai l’impression d’ailleurs qu’il l’aime.
– On irait avec ta petite voiture ?, avait-il demandé alors qu’on discutait de la possibilité de participer au programme cette année, pour la première fois en ce qui me concerne.
– Tu n’oublieras pas que je dois te suivre, m’avait avertie mon frère, alors assure-toi de ne pas repartir trop vite une fois qu’on quittera l’endroit où se trouve le client. Tu me suis ?, avait-il voulu vérifier.
– Je te suis, avais-je répondu.
Bien entendu, toute à la surprise de ma première expérience, j’ai oublié les Pattes qui s’est débrouillé pour me rattraper.
Là où je veux en venir, depuis le début de ce texte d’aujourd’hui, c’est que je me suis comportée dans la salle d’attente des bénévoles –où nous avons joué aux cartes en attendant que soit appelée notre équipe–, comme je m’étais comportée cette fois d’autrefois où Emmanuelle et moi avions attendu plus d’une heure la pizza que nous avions commandée dans un restaurant de St-Alphonse : en levant les bras au ciel et en m’écriant Alleluia quand elle était enfin arrivée. Quand notre équipe a été appelée.
Il est des comportements qu’on ne contrôle pas et qui traversent le temps…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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