Jour 712

bl_1394797_image1

Ceinture de mailles dorées à la taille.

Me revoici en contact avec mon ami blogue, l’écran de mon ordi m’offrant sa surface blanche pour que je puisse me retrouver avec moi-même y traçant des mots, ceux qui viennent, et y attendant d’autres mots encore pour ceux qui ne viennent pas vite.
Je voudrais écrire quelques détails en lien avec mes aventures précédentes : quand j’ai fait le lit le matin qui a suivi notre aventure sapinesque en pleine nuit, il y avait des petites aiguilles de sapin sur les draps… Je me suis demandé si elles avaient collé à la plante de nos pieds, si elles s’étaient coincées dans la fourrure qui couvre la poitrine de mon mari, ou accrochées plus probablement à nos cheveux. Cela m’a fait sourire, toujours est-il. Quand plus tard dans la journée, en pleine lumière, mon mari a parlé dehors à notre voisin pour lui expliquer avec sérieux comment faire démarrer sa génératrice, j’ai observé sur son visage des particules scintillantes qui provenaient des boules de Noël. Cela, bis, m’a fait sourire.
Je ne sais pas par quel enchaînement d’idées j’en suis venue à penser à une robe Rodier que Jacques-Yvan m’a offerte il y a longtemps. J’ai fait beaucoup de route hier pour aller voir une amie, alors j’ai eu l’occasion en masse de penser à toutes sortes d’affaires. La boutique où nous l’avions achetée était située au Complexe Desjardins. Nous y étions allés en compagnie de chouchou, elle avait moins de cinq ans je dirais. J’avais certes le physique à cette époque pour porter la robe de coupe fuseau en mailles souples, moulante et fluide, mais je ne m’y suis jamais sentie à l’aise. Elle avait coûté très cher et je ne l’ai portée que quelques fois. Et comme pour tout ce que je possède que je n’utilise pas, je l’ai donnée, au bout d’un moment, probablement à l’Armée du salut.
Je l’avais portée lors d’une réception dans la famille de Jacques-Yvan. Une femme m’avait complimentée, mais je ne sais pas si le compliment en était un, ou s’il ne s’agissait pas d’une remarque sarcastique dissimulée derrière les mots d’un compliment. C’est dire la confiance qui m’habitait –confiance envers moi-même et confiance dans le regard d’autrui– quand je rencontrais les gens de ma belle-famille.
Pour couper l’effet fuseau, j’avais assorti la robe d’une ceinture de mailles dorées. Je ne savais pas si je devais choisir des bas de nylon ou des collants opaques, la robe se voulant chic mais en même temps d’allure sportive. Il s’agissait, sur le plan de la coupe, d’un long chandail de laine –un pull dirait un Français– à manches longues et sans encolure. J’avais choisi des bas de nylon transparents, on aurait dit que je n’en portais pas, et des chaussures noires à talon avec une fine courroie sur le cou du pied.
J’avais revêtu la même robe lors d’une fête Longpré chez papa au Lac Noir. Je la portais lorsque le Père Noël était arrivé, et m’exclamant que le Père Noël arrivait, on le voyait à travers la fenêtre de la cuisine, je m’étais forcé les cordes vocales et j’avais eu de la difficulté à parler tout le restant de la soirée…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée, publiée dans 2 200 textes en 10 ans, est marquée , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s