Jour 719

J’ai nettement exagéré mais au moins je m’en suis rendu compte. Hier soir nous avons reçu des amis pour souper. Au menu, le doré que Denauzier et moi avons pêché au Témiscamingue cet été. Il aurait été préférable qu’on le mange frais et non après quatre mois de congélation, mais les conditions idéales ne peuvent pas toujours être réunies.
– Nous n’en avons pas beaucoup, m’a dit mon mari la veille du souper.
– Je verrai demain quels plats cétogènes je pourrais servir en deuxième service dans de petites assiettes, ai-je suggéré.
Mes ajouts cétogènes ont été un curry de porc à la noix de coco et limes, et un hachis parmentier. Je m’orientais donc pour trois services, voire quatre puisqu’un potage servait d’entrée en matière. Voire cinq, avec les fromages. Et six, avec le dessert.
Pour le curry de porc, j’ai suivi la recette en respectant les quantités recommandées. Je me suis retrouvée avec plein de petites bouchées d’épaule de porc à verser sur un filet de liquide qui couvrait à peine le fond de mon Creuset. J’ai donc ajouté du liquide en masse –un bouillon d’os fait maison– pour couvrir toute la viande et les légumes et j’ai laissé cuire tout l’après-midi.
Pour le hachis, j’ai utilisé de l’agneau haché, il y en avait par miracle au Métro de St-Jean-de-Matha, et j’ai remplacé les pommes de terre qui couvrent habituellement la fricassée par du chou-fleur broyé mélangé à du beurre. Sel et poivre.
Il était hors de question que je ne serve pas également les spirales de carottes et de courgettes longues d’un mètre que me permet d’obtenir mon nouvel engin Starfrit. J’avais déjà préparé une vinaigrette très relevée, au beurre de sésame, que mon mari adore.
Bien entendu, quelques fromages trôneraient au centre de la table, à manger sans pain. Et un yaourt nature gras à 10% allait terminer le repas, mélangé à de petits fruits, les seuls recommandés par notre régime, réduits en purée.
Le potage, retour à la case départ, était à base de céleri, sans lait bien entendu. J’aurais pu ajouter de la crème, qui ne contient pas de glucides, alors que le lait si, mais je n’en ai pas mis.
Au moment de dresser la table, vers seize heures, j’ai placé à la place prévue pour chaque convive les assiettes qui allaient servir au premier service du plat principal, à savoir le doré, de même que j’ai apporté les assiettes destinées au deuxième service, le curry, et les assiettes destinées au troisième service, le hachis. Aux deux piles de ces assiettes déposées à un coin de la table, s’ajoutait la pile pour servir la salade de crudités spiralées à n’en plus finir.
– Heureusement que nous avons beaucoup d’assiettes, me suis-je dit intérieurement.
Les bols pour le potage n’allaient quant à eux être déposés devant les convives qu’une fois remplis à même la marmite sur la cuisinière.
Quand il m’a fallu allumer le four pour réchauffer le hachis, je me suis sentie l’estomac déjà gavé par toute la nourriture qui nous attendait.
– Je pense que nous allons avoir assez de poisson ?, ai-je vérifié auprès de mon mari, sur un ton mi-affirmatif, mi-interrogatif.
– Je pense aussi, a répondu Denauzier.
Aux amis qui se sont étonnés de trouver autant de vaisselle sur la table, assiettes et couverts, j’ai répondu que c’était une fantaisie.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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