Jour 733

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Je me suis habillée chaudement.

Donc je me suis habillée chaudement et je suis partie me faire piquer le doigt hier, il était 14h12 lorsque je suis sortie de la maison. J’adore marcher en cette saison. Il n’y a pas encore de neige, donc ce n’est pas glissant, et l’air est celui vivifiant de l’hiver, donc je respire à pleins poumons. J’essaie d’y aller d’un bon pas, mais mon naturel lent vient déloger le pas vif, alors je me reprends à être vive, puis la lenteur reprend le dessus, etc. La première chose que je sais, occupée que je le suis par cette alternance, c’est que je suis rendue à destination !
C’est toujours pareil en hiver, et je pense qu’en vieillissant c’est encore plus marqué qu’avant : il faut que je me botte le derrière pour aller dehors, mais une fois dehors j’apprécie mon effort.
Il ne s’est rien passé de particulier sur mon chemin, à part le phénomène vif lent, mais arrivée à la pharmacie une belle surprise n’attendait que moi.
– Ça ressemble à un billet de cinq dollars, me suis-je dit fixant une petite protubérance bleue devant moi.
– Bof. À chaque fois que je pense avoir trouvé de l’argent ce n’en est pas, me suis-je dit aussitôt, défaitiste.
– Mais quand même ça ressemble drôlement, ai-je ajouté, arrivée cette fois à la protubérance qui gisait sur des brins d’herbe.
– Et c’est bien ça !, me suis-je exclamée intérieurement, tout en me penchant pour ramasser mon trésor.
Comble de l’abondance, il y avait deux billets de cinq dollars collés l’un sur l’autre. Avoir trouvé un billet de mille dollars ne m’aurait pas fait plus plaisir. Wow !
Je suis entrée dans la pharmacie, nous avons fait le test qui n’était pas du tout bon, on m’a prescrit un médicament à prendre pendant trois jours pour me protéger d’avoir le sang trop épais, je suis ressortie, revenue à la maison, et des problèmes sur mon ordinateur qui n’obéissait plus à aucune commande ont terni la fin de mon après-midi.
Une petite chose à cette étape du récit doit être mentionnée. À mon retour de la pharmacie, sur le banc que nous utilisons à l’entrée, traînait un bracelet de Denauzier, un bracelet à propos duquel nous faisons souvent des farces car il a été offert à mon mari par une femme avant moi.
En soirée, les mêmes problèmes informatiques m’ont incitée à faire le ménage de mes courriels, et ce faisant, par une manœuvre malheureuse, j’ai effacé tous mes courriels ! J’en avais peut-être une centaine dans ma boîte de réception. J’en ai conclu, même s’il n’était que 21h30, qu’il était préférable, et en tout cas moins dangereux, que j’aille me coucher. C’est ce que j’ai fait et mon mari en a fait autant. C’est à ce moment-là seulement, au lit en fin de journée, que j’ai annoncé à Denauzier avoir trouvé dix dollars par terre.
– Ça c’est bien ma femme !, a répondu mon mari, toujours à marcher pour essayer de s’enrichir.
– Ce sera toi qui s’enrichira, ai-je répliqué. Je te donne ces dix dollars si jamais tu trouves dans la maison à quel endroit j’ai caché ton bracelet…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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