Jour 735

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Marian Dale Scott 1906 – 1993

Comment vais-je faire pour m’en rappeler, me suis-je demandé. Facile, me suis-je répondu. Marianne, c’est le prénom que je voulais donner à Emmanuelle. Il ne faisait pas l’unanimité dans la famille recomposée, alors, après la suggestion de Claude par le papa, de Françoise par l’un des garçons, et de Stéphanie par l’autre garçon, nous y sommes allés pour Emmanuelle.
Je ne m’étais pas laissée séduire par Françoise, à l’époque, mais j’aime cet ancien prénom maintenant, vingt et un ans plus tard. Je n’imagine pas cependant la personne qu’est devenue Emma le porter.
Le pire, j’en reviens à Marianne, c’est que je n’ai pas eu la présence d’esprit d’ajouter ce prénom à ceux que nous avions choisis et qui apparaissent sur le certificat de naissance. Cocotte que je suis, encore.
Pire que pire, Marie apparaît sur le certificat de naissance. Je brûlais en titi, mais la flamme ne s’est pas allumée dans mon cerveau pour se rendre jusqu’à Marianne.
Dale, c’est le prénom d’un de mes cousins que je pense n’avoir jamais vu, ou alors j’avais moins de trois ans quand je l’ai peut-être vu et je ne m’en rappelle pas. On raconte dans la famille qu’il a fait partie d’une secte et qu’il compte pour cette raison un bon nombre d’enfants à son actif.
Marianne Dale.
Scott, enfin, pour les Scott Towel, me suis-je donné comme repère mnémotechnique. Honteuse d’y aller pour si trivial, je me suis rattrapée avec Scott Fitzgerald. J’ai lu Tendre est la nuit il y a longtemps lors de vacances passées sur le bord de l’océan aux États-Unis.
Marian Dale Scott. Peintre canadienne dont la toile en photo ci-dessus fait partie de la collection permanente du Musée de Joliette.
Je découvre après coup qu’elle porte aussi le prénom Mildred. Je ne sais pas si elle se l’est attribué, ou s’il a été enregistré par ses parents sur son certificat de naissance !
Ma première idée en voyant cette toile de Marian Dale Scott est allée à Henri Matisse, à des rideaux dans les tons de noir et de rouge que j’ai déjà vus sur une toile de Matisse —Intérieur au rideau égyptien, 1948. La toile n’est pas apprêtée, l’artiste a peint à l’acrylique directement sur le coton. Elle a tracé des lignes à main levée au crayon de plomb, des lignes qui se rencontrent et qui sont visibles sur la toile. Ensuite, elle a peint les formes obtenues par la rencontre des lignes.
– Génial, ai-je dit à Bibi, c’est facile, je vais essayer de faire la même chose.
– En peinture, a répliqué doctement Bibi, il n’y a rien de facile…
Bien entendu, je n’ai rien répondu.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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2 réponses à Jour 735

  1. Jacques Richer dit :

    Moi aussi je rêvais de prénommer ma première fille Marianne. Ça me faisait rêver à Lady Marian(ne?) dans la « Série Robin des Bois » de mon enfance, que je trouvais si jolie. Une des premières femmes à m’avoir fait rêver par sa beauté.

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