Jour 745

IMG_3481

Un aperçu des travaux qui ont cours à Percé.

J’étais tellement fatiguée hier soir que j’ai terminé mon texte abruptement, en mentionnant qu’il faisait chaud dans la région où nous étions. Hier nous étions à Percé (15°C) et l’avant-veille à Matane (18°C). Ce soir, nous sommes à Kamouraska. Mais ce soir il fait froid, autour de 7°C. J’étais tellement fatiguée, à Percé, que j’ai fait des erreurs dans mon texte dont je me rends compte aujourd’hui en me relisant. Il n’est pas écrit sur les grandes affiches le long de la rue principale que les tempêtes qui ont ravagé les berges sont causées par le réchauffement climatique, mais par les changements climatiques.
Lorsque nous avons loué la chambre au motel Fleur de Lys, la dame nous a dit que les camions allaient terminer leur boucan à 18h30. Ils ont terminé un peu avant parce que dès 18h00 il faisait noir. La même dame nous a dit que les camions allaient arriver le lendemain matin à 7h30 –elle n’a pas voulu nous décourager–, or ils sont arrivés à 6h45. Mais nous étions déjà réveillés. La photo ci-dessus ne donne qu’une vague idée de l’ampleur de l’artillerie qui est affectée à la réfection de la plage : à 6h45, ils étaient six camions à la queue leu leu devant celui qui apparaît et dont la benne est inclinée pour l’écoulement des cailloux. En moins de cinq minutes, ils se sont dirigés vers le rocher et nous ne les avons plus vus. Cela revient à dire qu’il y a au moins sept camions qui travaillent sur le projet pendant presque douze heures par jour.
– Il y a sûrement d’autres camions qui s’en viennent, a dit mon mari, chargés de roches pour surélever le terrain. Ils vont aller et venir toute la journée. Il ne leur reste plus tellement de temps avant la neige…
– On viendra l’été prochain pour constater l’effet final, ai-je suggéré.
– On viendra en moto, a-t-il précisé.
En cours de trajet aujourd’hui, nous avons vécu deux petites péripéties. La première est amusante : à chaque ville où il nous a été donné de croiser un Canadian Tire, nous nous sommes arrêtés –une manière de faire des pas– parce que mon mari est à la recherche d’un article de chasse et pêche qui ne fait plus partie de l’inventaire régulier de la chaîne de magasins, mais il est possible, m’a-t-il dit, que dans les magasins à moins haut débit cet article soit encore disponible et probablement en solde pour écoulement. C’est ainsi que nous avons fait des pas dans le magasin de la Malbaie, puis dans celui de Baie-Comeau, et dans celui de Sept-Îles, sans succès. Après la traversée qui nous a menés de Godbout à Matane, nous avons fait des pas également dans le magasin de Matane, sans succès. Alors que nous ne nous y attendions pas le moins du monde, nous sommes tombés au détour du chemin sur un Canadian Tire à New Carlisle. L’article y était, tout seul dans son coin, en solde ! Denauzier était enchanté. La caissière, apprenant que nous étions à la recherche de cet objet, a consulté son ordinateur pour nous informer qu’il reste quinze exemplaires de cette affaire à Montmagny. Donc, demain samedi, nous allons nous arrêter à Montmagny. J’aimerais aussi m’arrêter à St-Jean-Port-Joli, où je ne suis jamais allée de ma vie.
L’autre péripétie qui est survenue est moins amusante : mon mari roulait à Pasbébiac à 95 km/heure dans une zone de 70 km, alors il s’est fait arrêter, mais la contravention n’est pas trop salée. Du coup, c’est moi qui ai pris le volant, jusqu’à Rimouski.
Ambre. Seigneur ! J’ai cherché le mot dans ma tête toute la journée. La nature qui s’offre à nous le long de la route est imprégnée de cette couleur. Nous vivons l’automne sans le temps frais de l’automne. Nous vivons l’été dans les teintes de rouille et d’ambre avec, ça et là, des taches très vives de rouge provenant des fruits des cormiers. C’est incroyablement beau. Mais je n’aurai rien conservé de cette généreuse splendeur sur la carte SD de mon appareil photo puisque mon appareil photo est dans le garage, à St-Jean-de-Matha.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s