Jour 747

Jour de Boeing. Dans la même veine, à savoir le transport aérien, j’ai fait ce matin, malgré la pluie et le ciel très bas, mon baptême de l’air en hélicoptère. Nous avons survolé la ville de Sept-Îles. Notre pilote aurait aimé nous montrer la rivière Moisie, un endroit de la rivière en particulier où il aime aller pêcher le saumon et la truite rouge, mais le mauvais temps ne le permettait pas. Cependant, il nous a invités à retourner le voir l’été prochain, pour nous faire visiter en version aérienne l’archipel des îles Mingan, c’est à 45 minutes de Sept-Îles en hélicoptère, et nous amener pêcher dans la Moisie, comme il dit. Pêcher dans la Moisie, je pense que cela ne dirait rien à papa qui n’a que très peu pêché dans sa vie, mais survoler les îles lui aurait fait tellement plaisir…
En lien encore avec les moyens de transport, je suis en ce moment sur le traversier qui part de Godbout et nous amène en deux heures à Matane. C’est moi qui ai conduit de Sept-Îles à Godbout pendant que Denauzier réglait toutes sortes de choses au téléphone avec ses clients. De Matane où nous allons souper et coucher, nous allons nous amuser un petit peu sur les belles routes de la Gaspésie avant de rentrer à la maison.
Je me suis fait la réflexion, sortant mon ordinateur tout à l’heure pour écrire mon blogue, que je n’avais encore jamais écrit de texte sur un traversier. J’en ai déjà écrit dans un aéroport, à Vancouver notamment. Mais pas en avion.
– J’ai oublié la carte d’embarquement, a dit Denauzier comme nous arrivions dans un salon tranquille doté de grandes fenêtres pour observer le fleuve.
Il est allé la chercher, elle est obligatoire pour payer la traversée. Le salon tranquille aux grandes fenêtres est situé au sixième pont, alors que notre voiture est située au deuxième pont. Donc, Denauzier est descendu chercher la carte, en cours de route sur le trajet de retour il a payé la traversée, et ensuite il est venu me rejoindre.
– Je ne serai pas descendu pour rien, m’a-t-il dit en s’assoyant à côté de moi.
– Que veux-tu dire ?, ai-je demandé.
– En arrivant devant le véhicule, en plein devant la portière, côté conducteur, il y avait un billet de dix dollars par terre.
– Tu n’es pas sérieux ?, ai-je demandé.
– Très sérieux.
– Tu dis ça pour me taquiner, ai-je insisté.
– Pas le moins du monde.
– Quand j’ai pris le traversier de Baie Ste-Catherine à Tadoussac, l’ai-je informé, il y a 26 ans, avec papa, j’avais trouvé un billet de 10 dollars à mes pieds en sortant du véhicule, côté conducteur…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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