Jour 753

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Manteau de vison de la maison Gucci.

Au secours ! 753 est aussi un code téléphonique pour la région joliettaine ! Je ne me lance pas là-dedans ce soir, déjà qu’il est passé neuf heures. Je suis au lac Miroir. Je suis enrhumée, mais heureusement je ne tousse pas. Si je toussais, je romprais la tranquillité incroyable qui est la nôtre en ce moment. On n’entend que l’énergie du feu qui circule dans le tuyau de la cheminée. Et mes doigts qui tapent sur le clavier. Et la respiration régulière de mon mari qui dort sur le canapé. Il fait noir comme dans la gueule d’un loup, dehors. Tiens, j’entends aussi une mouche.
Hier, j’ai écrit un non texte, finalement, un texte dans lequel il ne se passe rien : je sors de chez la coiffeuse et prends quelques minutes debout dehors avant d’aller faire des courses au IGA. J’ai relu mon texte aujourd’hui et j’ai découvert deux répétitions : profiter de l’automne estival et profiter de belles semaines en septembre; puis la crainte qu’il ne soit plus possible et la crainte des représailles. Les deux occurrences indésirées se situent vers la fin.
J’ai aussi fait un clin d’œil à la théorie littéraire du monologue intérieur qu’on étudiait à l’université quand j’étais dans la vingtaine, particulièrement chez Anne Hébert, la reine du monologue intérieur. Certains professeurs parlaient du stream of consciousness pour décrire le même phénomène, en l’associant à James Joyce. Mon monologue intérieur m’a fait voyager, pendant que je prenais du soleil debout dans le stationnement asphalté. Le point de départ a été la fourrure, puis de la fourrure aux trappeurs, puis des trappeurs en général à celui qui m’a félicitée en particulier, c’était l’hiver passé, pour se clore sur l’interdiction de plus en plus généralisée de porter de la fourrure comme en témoigne le boycott à cet égard de la maison Gucci. Je me suis même laissée gagner par la crainte de comment réagirait mon mari s’il apprenait qu’un jour il ne peut plus chasser. Mais pour ne pas me laisser gagner par la crainte de quoi que ce soit, je me suis engouffrée dans le IGA où j’ai trouvé tous les ingrédients dont j’avais besoin pour mes recettes Low Carb.
Aux alentours de 2007-2008, je me suis inscrite à un cours de deuxième cycle en littérature, juste pour le plaisir de m’imprégner à nouveau de l’univers littéraire. Je me suis retrouvée bien entendu chien dans le jeu de quilles, auprès d’étudiants qui lisaient presque tous les romans du cours en anglais, et même écrivaient leurs dissertations en anglais. Je ne me suis pas sentie à ma place, trop vieille, pas assez bilingue et pas assez snob. J’ai découvert par ce retour aux études littéraires que les théories que j’avais étudiées vingt-cinq ans auparavant n’avaient plus cours, les professeurs s’en moquaient et les balayaient du revers de la main. Mince, avoir su ! Je ne me serais pas cassé la tête pour essayer de les comprendre. D’ailleurs, je me demande s’il y avait quelque chose à y comprendre…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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