Jour 769

Voici où nous en sommes ce 20 septembre 2017. Je suis seule à la maison, Denauzier étant parti pour affaires à Lachute. Je suis assise devant mon ordi sur la terrasse dehors, côté ouest, les oreilles caressées par le bruissement des feuilles des érables à l’extrémité du terrain. Mon ordi repose sur une table minuscule qui me laisse à peine un peu de place pour manipuler ma souris. À quelques mètres de la lisière des arbres se trouve un champ de maïs dont les plants arrivent pas loin des six pieds de hauteur. Derrière moi, côté montagnette et forêt, les écureuils jacassent joyeusement sur le bruit de fond des grillons. Les corneilles, comme d’habitude, expriment sans retenue qu’elles ne sont pas contentes par rapport à quelque chose, je ne sais pas quoi. Je n’entends pas les élancements sonores des cigales, mais à Montréal hier je les entendais. C’est parce que je suis allée à Montréal hier que je ressens le besoin de me reposer aujourd’hui. Je me suis préparé un café, il est trop chaud en ce moment pour que j’y trempe les lèvres. Le Fitbit me gâche la vie en ce sens que je resterais bien assise ici tout l’après-midi, mais je pense qu’après mon écriture j’irai me dépenser un peu dans mon lopin de terre –destiné au potager l’an prochain– pour en enlever les mauvaises herbes.
Demain, je serai auprès de tantinette et il faudrait que j’aménage aussi son terrain en prévision de l’hiver. J’ai commencé la semaine dernière, mais en plein soleil en pleine chaleur je n’ai pas avancé autant que je l’aurais voulu.
Mon amie m’a téléphoné pour me demander si je reprenais avec elle cette année l’expérience de la danse en ligne et je lui ai répondu par la négative. Pourtant, ce serait bénéfique pour ma mémoire moins vive qu’à trente ans et pour ma piètre capacité de coordination des mouvements.
J’ai téléphoné pour ma part à ma belle-maman pour lui demander si elle avait arrosé son orchidée, l’arrosage hebdomadaire étant prévu aujourd’hui mercredi. Oui, m’a-t-elle dit, à dix heures ce matin c’était déjà fait. De mon côté, je vais attendre encore un jour ou deux.
Il y aurait du ménage à faire dans la maison, des draps et des vêtements à plier et à ranger, des meubles, plusieurs, à épousseter. J’essaie d’être zen et d’accepter que mes journées, traversées par des plages de paresse, de farniente, de détente, se terminent sans qu’aucun trait, faute de temps et d’énergie disponible, ne soit venu rayer quelques-uns des cinquante-trois éléments de ma liste.
À ce propos, un élément vient à l’instant de s’ajouter : je vais me rendre au bout du rang, munie de mon appareil photo, voir si les vaches et les bœufs et les taures et les veaux sont encore suffisamment proches de la clôture qui délimite le champ où ils broutent pour me permettre de les prendre en photo. Ils étaient très près de la clôture hier, mais nous sommes passés en coup de vent, en auto, direction Montréal et ne sommes rentrés que tard le soir.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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