Jour 768

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Des urubus à la place des vaches.

Des rectifications s’imposent par rapport au texte précédent : le maïs est plus haut que six pieds, il atteint au moins sept, sinon huit pieds. Pour m’en assurer, je suis allée me promener entre les rangées. Les épis cependant ne semblent pas à maturité, ils ne dépassent pas dans leur enveloppe la taille d’une grosse saucisse.
Demain, je n’irai pas voir tantine puisqu’elle est au centre d’une activité en lien avec son club de scrabble. Je m’en suis rappelé pendant que je déracinais tout à l’heure. Je vais donc pouvoir continuer de déraciner, mais je vais peut-être aussi aller voir mon père à St-Jacques.
Pendant que je déracinais, je me demandais où est-ce que je m’en allais avec ce projet de potager. J’ai déjà bien assez de travail avec l’entretien des plates-bandes. Un travail qui est toujours à recommencer, malgré que j’aie pris la précaution d’étendre de la pellicule anti mauvaises herbes sous le paillis. Un travail, en outre, que j’ai effectué sans me documenter, sans réfléchir, sans m’informer, en bon bélier, plantant des hostas en plein soleil. Ils sont tout brûlés et font pitié en cette fin d’été qui ne fut pourtant pas ensoleillé. Il va donc falloir que j’envisage leur déménagement. Pour les mettre où ? En ceinture du futur potager –dont une partie est plutôt ombragée ? C’est une idée farfelue. C’est une idée farfelue de faire un potager dans un endroit ombragé et de penser ceinturer ce potager ombragé de hostas. De plus, Denauzier et moi étant souvent partis au chalet, quand ce n’est pas ailleurs, qui en prendra soin ?
Les vaches que je voulais prendre en photo sont rendues à l’autre bout de la terre du cultivateur, tellement loin que je ne les ai pas vues. Elles étaient remplacées, à ma grande surprise, par des urubus qui apparaissent ci-dessus en photo-vedette, mais on ne se rend pas compte que ce sont des urubus, on peut penser à des corneilles. Il m’aurait fallu un téléobjectif plus puissant. J’ai été la première à penser que c’étaient des corneilles, mais lorsque les volatiles se sont mis à déployer leurs grandes ailes dentelées, j’ai su à quoi j’avais affaire.
Pendant mon travail à quatre pattes dans la terre, mon ami Fitbit a confondu mes mouvements des bras avec mes pas. J’ai donc en ce moment plus de 8 000 pseudo-pas à mon actif. Bien entendu, j’ai travaillé comme une bonne, trois heures sans discontinuer. Je parle de détente, de paresse, de farniente, en fait il n’en est rien, je suis une fourmi qui aime se tuer à l’ouvrage.
Je pensais exploiter le texte précédent en faisant valoir que je suis chanceuse de vivre dans un environnement si beau, de boire du café en prenant mon temps, et toutes ces conditions de vie qui me sont données et qui ne le sont pas à une grande majorité de gens. D’une chose à l’autre, je me suis laissée dériver par des préoccupations d’une extrême futilité, à telle enseigne que de ma gratitude nul mot n’a été écrit.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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