Jour 780

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Ma plus récente toile. Crayons gel, serviettes de table en papier, acrylique. 32" X 23½ »

Cette nuit dans mon rêve il fallait que nous solutionnions un problème –comme papa qui était aux prises avec le sien, hier, par rapport à sa fin de vie. Nous étions en groupe, participant à un rallye. Le contexte n’était pas au plaisir et à la détente. Il fallait se dépêcher, jouer des coudes pour se faire une place, nous étions dans un climat de compétition qui me stressait. Le rallye se déroulait à Québec, d’où j’arrive, et où j’ai déjà participé à un rallye, il y a longtemps, avec les collègues, quand je travaillais comme rédactrice en informatique. Nous avions eu un plaisir fou.
Je découvrais que la femme qui évaluait les résultats des équipes, –une femme que j’ai connue au travail, qui était insupportable au travail mais adorable en privé–, affirmait ne pas donner tous les points aux mêmes participants. Elle s’efforçait de faire en sorte qu’il y ait beaucoup de gagnants. Cela me calmait et je trouvais, dans ce contexte, que le jeu devenait intéressant. Une des difficultés qu’il nous fallait surmonter consistait à porter des lunettes par-dessus des tampons de ouate qui nous cachaient les yeux. Il s’agissait de lunettes fumées. Une fois qu’elles nous tenaient à peu près sur le nez, on se faisait prendre en photo. J’étais, de mon équipe, celle qui portait les lunettes et un homme me prenait en photo. Au moment où il allait appuyer sur le déclencheur de l’appareil, un couple de touristes asiatiques se plantait derrière le photographe et me faisait des grimaces pour me faire rire. Le résultat de la photo était génial, j’affichais le plus beau sourire. J’ai fait la même folie justement à Québec, dans le sens inverse : un couple de touristes asiatiques, l’air sérieux, se faisait prendre en photo, je suis arrivée avec mes grimaces, ils ont ri en exprimant une surprise non feinte et la photo aura probablement été plus amusante.
Par la suite j’ai rêvé toutes sortes de choses mais ça s’arrête là pour le rallye.
J’ai encore mal à la tête d’avoir pleuré hier. Je retourne voir papa cet après-midi, mais le contexte sera différent, probablement moins lourd, parce que je serai accompagnée de tantine.
J’ai encore l’air du Largo de la symphonie de Dvõrák dans la tête.
Il pousse une fleur à ma violette africaine, qui vit avec moi dans mon bureau, c’est quasiment une résurrection parce que j’ai failli la noyer cet hiver.
Il pousse aussi de grosses marguerites jaunes à une vivace que tonton m’a donnée l’été dernier. Elle était assez chétive, il l’avait plantée dans ce qu’il appelait son jardin d’ombre. Or je pense que la plante a quand même besoin de lumière. Mon amie anglophone m’a dit que c’est une Black-Eyed Suzan, soit une Rudbeckie, mais la plante est drôlement grosse et haute par rapport aux Rudbeckies que je connais.
Ma lecture des lettres d’amour de François Mitterrand à Anne Pingeot est en suspens, mais le week-end dernier à la campagne j’ai lu un roman au complet, une sorte de Harlequin québécois qui tente d’élucider un meurtre commis en 1834 dans la ville de l’Assomption. Le personnage principal s’appelle Domitille. L’auteure, originaire de la région de Lanaudière, est Micheline Dalpé.
En me rendant en voiture voir papa hier, j’ai entendu Catherine Pogonat dire le titre du livre qu’elle lit en ce moment, un roman qui s’inspire de la vie de Nadia Comãneci, mais je n’ai retenu ni l’auteure ni le titre.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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2 réponses à Jour 780

  1. Jacques Richer dit :

    Black-Eyed Suzan ? Les Suzy-Black-Eye sont de petites fleurs jaunes fragiles, d’environ 2-3cm de diamètre, avec un centre un peu enfoncé, et habituellement noir (pas toujours). Ce sont des grimpantes, qui ont besoin de beaucoup de soleil pour bien se développer. Mais elles peuvent alors sécher et mourir très vite. Il faut donc chercher un compromis, ou les surveiller. Entre août et octobre, chaque fleur donne une grosse graine ressemblant un peu à un petit pénis accompagné de ses testicules (mais en plus joli, je l’admets). Les graines d’abord vertes sèchent en quelques jours, et tombent, en explosant. Si on veut les ramasser, il faut s’y prendre avant qu’elles tombent, sinon, on les perd. Lorsque la graine est sèche (en fait, je devrais dire le fruit), son écorce se sépare d’un coup sec en deux parties et les deux graines noires qu’elle renfermait, ressemblant à des grains de poivre, sont projetées n’importe où. Elles sont alors perdues. Il faut donc les cueillir sur le plan aussitôt qu’on pense qu’elles sont assez sèches (ne sont plus vertes). On les garde dans un pot fermé, idéalement percé de petits trous, pour laisser l’humidité s’échapper (sinon, elles pourriront). Une fois bien sèches, elles s’ouvrent dans le pot, et on trouve alors nos graines noires au fond du pot. J’utilise pour ça des pots de pilules (médicaments) en plastique, dont je perce les couvercles d’une multitude de trous d’aération pour évacuer l’humidité (j’utilise un outil pour faire des trous dans les ceintures de cuir). Les trous peuvent avoir environ 2mm de diamètre. Si on les fait plus grands, les graines pourront s’en échapper; trop petits, elles pourriront dans le pot.

    Quand les graines sont bien sèches, on les conserve au congélateur pour l’année suivante, de préférence dans un pot de pilules dont le couvercle n’est pas percé, et bien étanche, pour préserver le reste d’humidité que les graines renferment.

    Au printemps, après les risques de gel, on sème 10-30 graines à faible profondeur, dans un même pot, placé dans un endroit ensoleillé, et on installe une « échelle » de bois pour permette aux plants de s’y accrocher pour grimper. Ça peut facilement grimper jusqu’à 2-3 mètres de hauteur. C’est très joli quand toutes les petites fleurs jaunes se mettent à nous regarder à travers le feuillage vert très dense.

    On peut répéter le cycle de plantation pendant plusieurs années, mais après un certain temps, les plants peuvent s’appauvrir, et il vaut mieux alors en acheter des nouveaux et recommencer.

    On peut préparer des semis intérieurs, pour démarrer leur croissance plus tôt, mais la transplantation sera très difficile, tant les pousses initiales sont délicates. Je préfère planter directement dans le pot final.

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    • Badouz dit :

      Très intéressant, merci mon cher ami. Mon père se prénomme Jacques et vous avez en commun d’être attentifs et méticuleux. J’ai appris par la suite que mes grosses fleurs jaunes étaient de la famille des Ligulaires, je vais t’envoyer une photo par FB.

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