Jour 782

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Corniche Rue du Petit-Champlain (et lever de lune).

J’ai voulu miser sur des valeurs sûres, lors de mon séjour à Québec, alors je me suis mise à chercher les endroits qui avaient traversé le temps pour les faire visiter à nos amis. Autrement dit, les endroits qui existaient déjà quand j’habitais la ville, il y a quarante ans. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées à la pâtisserie Simon, rue St-Jean. Nous y avons acheté un croissant au massepain excessivement délicieux.
– Votre commerce existe depuis longtemps, n’est-ce pas ?, ai-je demandé à la dame qui nous servait.
– Depuis 71 ans, a-t-elle répondu, en se rattrapant aussitôt. Depuis 74 ans, en fait.
– Je venais ici quand j’étais étudiante, ai-je ajouté, même si je savais que ma phrase n’était d’aucun intérêt pour la dame. Vous êtes nouvellement propriétaire ?, ai-je ajouté.
– Non, le commerce est resté dans la famille.
– C’est curieux, il n’y a rien dans vos vitrines, ai-je remarqué, en me tournant en direction des vitrines vides qui donnent sur la rue.
– Nous n’avons pas besoin d’attirer les clients par nos vitrines. Notre réputation est faite et les gens connaissent bien nos produits, a-t-elle répondu.
De là, nous avons traversé pour aller regarder à travers les vitres du café Le Hobbit. J’ai voulu raconter à mon amie anglophone que le bluesman Bob Walsh avait fait ses débuts à cet endroit et que, comme la vie passe, il n’était pas susceptible d’effectuer un retour aux sources puisqu’il était décédé, mais je savais que mon amie ne connaissait pas Bob Walsh et plutôt que de me lancer là-dedans je nous ai laissées regarder à travers les vitres sans parler.
Un peu plus bas sur la rue St-Jean, nous avons effectué un arrêt obligé à l’épicerie J.A. Moisan. Nous y avons flâné pas mal. Fidèle à mes marottes, j’ai acheté trois paquets de réglisse noire de marques différentes pour que nous puissions les comparer. La meilleure à mon avis est la Panda, et la moins bonne est celle que le commerçant m’a hautement recommandée, une réglisse faite en Allemagne de la marque Haribo que j’ai trouvée trop sucrée.
Mastiquant nos réglisses en pigeant dans les trois sacs au gré de nos envies, nous avons poursuivi la descente de la rue St-Jean jusqu’à la porte du même nom qui nous fait entrer dans la partie fortifiée. Ici et là je reconnaissais une épicerie, un restaurant, mais d’un intérêt trop relatif pour nécessiter un petit topo historique.
– Arriverons-nous bientôt au Simons ?, m’a demandé mon amie qui voulait que sa fille dont j’ai tu la présence, or elle était avec nous, s’achète un vêtement ou deux.
Je n’ai pas eu le temps de répondre. Par un hasard lui aussi relatif, car le Vieux-Québec s’avère quand même un endroit restreint, nous sommes tombées sur les hommes, à savoir le mari de mon amie et mon propre mari. Comme il était passé 19 heures, et bien que nous ayons encore en bouche le goût de la réglisse, nous nous sommes mis à la recherche d’un restaurant pour souper.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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