Jour 802

tshirtidentiquesanstete

Il y a une mini différence de couleur, on s’en est rendu compte après coup.

Cette fois je n’ai pas oublié. J’avais même déposé le vêtement à ma vue dans ma chambre à coucher pour être certaine de le porter. Je suis arrivée chez tantine vêtue du t-shirt qu’elle m’a donné qui est identique au sien.
– Est-ce que ça te dit quelque chose, tantine, le t-shirt que je porte ?
– Est-ce que c’est moi qui te l’ai donné ?, a-t-elle deviné.
– Exact, c’est toi qui me l’as donné. Te rappelles-tu pourquoi ?
– Comique ! Je te l’ai donné parce que ça me faisait plaisir de te le donner !, a-t-elle répliqué.
– Il y a une autre raison. Tu me l’as donné parce que tu en as un pareil.
– Non ! Comment ça, j’en ai un pareil ? Je n’ai quand même pas acheté deux fois le même vêtement !
– Je pense que oui ! Viens, on va aller vérifier dans ton garde-robe.
On se rend dans sa chambre, tantine fait glisser la porte miroir de son garde-robe, j’y trouve le t-shirt au premier coup d’œil, je le retire de sur son cintre, je le montre à tantine.
– Voudrais-tu le porter ?, ai-je demandé. Comme ça je pourrais nous prendre en photo, j’ai apporté mon appareil.
Tantine a accepté sans hésitation.
– Tu veux encore faire quelque chose de spécial, a-t-elle simplement exprimé.
– On prendra la photo après le dîner, ai-je répondu. Il va falloir qu’on fasse des tests de lumière et je ne me rappelle plus comment utiliser le retardateur.
N’ayant pas entendu ma référence au retardateur, tantine me demande :
– Comment tu vas faire pour nous prendre en photo en tenant ton appareil, on va être bien trop proches !
– Je vais m’arranger, ai-je répondu, mais d’abord on va manger et on fera les tests après.
On mange, on boit le thé, tantine se lève quatre cinq fois pendant le repas pour aller chercher ci et ça, comme d’habitude.
– Ça prendrait un tabouret, ai-je dit à tantine après le repas.
– Pourquoi ? Parce que je suis trop petite ?
– Tu as tout compris. Tu pourrais monter sur le tabouret et tu paraîtrais à ma hauteur sur la photo, ce serait plus beau.
– Impossible, a-t-elle répondu.
– Tu n’as pas de tabouret ?, ai-je demandé en en cherchant un du regard. Il me semble que tu en as un dans la salle de bains, ai-je ajouté en me rendant vérifier.
– Regarde, ai-je enchaîné, lui montrant le tabouret comme un trophée.
– Impossible, a répété tantine. Impossible d’être à ta hauteur. Dans tous les sens du mot, a-t-elle ajouté.
Comment pourrais-je avoir l’impression, recevant de si belles paroles, que je suis son aidante sous une quelconque forme ? Je suis la nièce qu’elle aime, elle est ma tantine chérie, point final.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée, publiée dans 2 200 textes en 10 ans, est marquée , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s