Jour 812

Aujourd’hui a été jour d’indiscipline et de non conformité. D’abord, je n’aurai marché que 3 000 pas, pour avoir été bien assise dans ma voiture entre mon village et celui de tantine, dans ma voiture encore en direction de Rawdon où nous avons fait les courses, retour au village de tantine et enfin retour à la maison.
Sachant que je n’allais pas beaucoup marcher comme c’est le cas chaque fois que je vais voir tantine, donc une fois par semaine, j’ai décidé ce matin de délaisser mon allure de petite fille en baskettes pour aller vers des sandales. Les baskettes sont les seules chaussures dans lesquelles mes orthèses se glissent parfaitement, alors que mes sandales, on le devine, ne s’y prêtent guère.
– Comme tu es belle !, s’est exclamée la potière du village, chez laquelle je suis allée acheter une théière et ses tasses avant de me rendre chez tantine.
– Merci, ai-je répondu modestement.
Je portais, pour aller avec les sandales, une chemise de lin d’un beau bleu faite en Italie, qui se veut plus féminine que mes tenues habituelles. Sous la chemise, qui est un peu de la longueur d’une tunique, je portais un short plutôt court, à tel point que tantine a pensé, quand je suis arrivée chez elle, que la chemise était mon seul vêtement. Elle s’apprêtait à me dire que j’étais pas mal écourtichée pour mon âge quand elle a découvert, soulevant un pan de ma tunique, mon short de couleur beige. Alors, plutôt que de me dire que j’étais écourtichée, elle m’a dit que j’étais élégante et que je devrais m’habiller de cette manière plus souvent.
Pour aller avec la féminité des sandales et de la chemise tunique, je me suis mis du rouge à lèvres. J’ai voulu demander à tantine d’en mettre aussi, au moment où nous nous apprêtions à quitter sa maison pour aller faire les courses à Rawdon. Bien entendu, je ne lui ai pas demandé de mettre de mon rouge à lèvres à moi mais du sien, qui est plutôt rose, mais d’une chose à l’autre j’ai oublié.
Écrivant ces lignes, je me rends compte que j’ai également oublié quelque chose d’important. La semaine dernière, tantine m’a offert un t-shirt de couleur marine fabriqué en fibre de bambou très agréable à porter, parce que, sans s’en rendre compte, elle en a acheté deux identiques. J’ai accepté son cadeau avec plaisir, en lui disant cependant que c’était à la condition que l’on porte chacune notre t-shirt la prochaine fois qu’on ferait les courses ensemble, qui était aujourd’hui.
J’espère y penser la semaine prochaine.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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