Jour 834

Voici les activités qui ont rempli ma journée du 6 juin 2017. J’avais rendez-vous tôt le matin chez la podiatre, à Joliette. Après quelques imageries, elle m’informe que ma posture tend à redevenir trop avancée vers la droite, à la hauteur du bassin. Alors elle a ajusté mon orthèse du côté du pied droit de deux millimètres et cela devrait rectifier la patente. Rendez-vous, sans plus de chichi, l’an prochain à pareille date.
Après, je suis allée visiter la personne qui ne m’a pas téléphoné alors qu’elle m’avait dit qu’elle le ferait. Elle n’était pas là. Ma voiture étant bien stationnée dans le quartier tranquille de cette personne, je me suis dirigée à pied vers le centre-ville pour y faire quelques courses tout en faisant plaisir à mon Fitbit. J’ai fait nettoyer ma bague de mariage à la bijouterie et je suis allée saluer les amis qui tiennent un magasin de matériel d’artiste. J’avais un livre à leur remettre, un livre que je n’ai pas ouvert une seule fois.
– L’as-tu lu ?, m’a demandé l’amie.
– Pas une seule page, ai-je répondu, pas une seule seconde.
– Alors garde-le, a répondu la jeune femme. Si j’en ai besoin je t’appellerai.
Ensuite, direction Banque de Montréal vérifier si certaines opérations que je ne suis pas capable de faire à la Caisse ne pourraient pas se faire à la banque.
– Il faut prendre un rendez-vous, m’a informée la jeune fille, pas encore une femme, à l’accueil.
– J’en ai plein le casque des démarches administratives, me suis-je dit en sortant du bâtiment. Je vais aller manger.
Je me suis dirigée vers la Brûlerie du Roy, convaincue que l’endroit serait vide parce que la rue est bloquée pour des travaux d’infrastructure, comme elle l’était l’an dernier. Je suis entrée dans le café. C’était plein. J’ai commandé, j’ai mangé, j’ai bu, j’ai rempli un formulaire pour une autre affaire administrative et j’ai lu le Journal de Montréal en m’attardant à la page des mots-croisés et autres jeux de chiffres et de lettres.
Je suis ressortie quelque deux heures plus tard pour me diriger sans tarder, pourtant je n’étais pas pressée, vers ma voiture à l’autre bout de la ville. N’étant guère satisfaite du petit 5000 pas qui s’affichait sur mon bracelet intelligent, je me suis rendue au centre commercial pour marcher à l’intérieur sur le terrazzo lisse et plat. J’avais tendance à m’arrêter aux vitrines à tout moment.
– Je marche jusqu’au Sears, me suis-je dit, sans aucun arrêt et d’un bon pas. Allez hop !
C’est ce que j’ai fait, aller et retour, pour reprendre ma voiture avec, au bras, un résultat de presque 10 000 pas.
Il me restait une heure avant un rendez-vous que nous nous étions donné, Denauzier et moi. Je me suis acheté la revue Vogue Paris à la tabagie et je me suis assise sur un banc, dehors, pour la consulter, séduite par les contenus qui me faisaient voyager alors que je ne bougeais pas d’un pouce. D’ailleurs, il commençait à faire froid. Je me suis alors rendue chez le notaire, c’est le seul commerce, si on peut dire que c’est un commerce, que je connais dans les environs où j’étais. Je suis entrée, j’ai demandé à la réceptionniste si je pouvais consulter ma revue une vingtaine de minutes avant de retourner dehors. Très discrète, elle a acquiescé sans me demander qui j’étais et si j’avais rendez-vous.
Quand je suis retournée dehors à la rencontre de mon mari, nous avons opté pour un coucou chez les pattes d’ours avant de revenir à la maison.
Ce pourrait être presque excitant de lire les lignes ci-dessus, si elles détaillaient l’emploi du temps de Charlotte Gainsbourg, par exemple, ou d’une autre star.
– Tiens ? Charlotte porte des orthèses ?, nous étonnerions-nous, en nous demandant comment elle fait pour marcher sans douleur quand son rôle lui impose le port de sandales qui découvrent généreusement le pied.
– Elle aussi porte un Fitbit !, nous exclamerions-nous encore.
Dommage qu’il n’ait pas été écrit ce qu’elle a mangé, déplorerions-nous, avides de mieux connaître les diètes des gens célèbres.
Des fois que ce serait mieux que rien, voici, à la place, ce que moi, Lynda, j’ai mangé : deux œufs au miroir et des toasts au pain brun, accompagnés d’un café et d’un verre d’eau.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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