Jour 842

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Rendons à César ce qui est à César : créations Métamorphose, entreprise québécoise

Je me suis réveillée ce matin vers 7h30 en pensant à ma jupe. Je me suis levée, je suis allée la prendre dans mon garde-robe, la laissant retenue à son cintre, dans le but de la photographier. La voici ci-contre. Elle est de taille S/P, mais on peut dire que c’est un S/P généreux. De la marque Métamorphose, avec l’adresse www sur l’étiquette –bien entendu je ne l’avais jamais remarqué–, à savoir creationsmetamorphose.com. Je me suis empressée de taper cette adresse sur mon ordi pour me rendre compte qu’il n’y a pas de boutique, ou d’atelier-boutique comme il est écrit sur le site www, qui serait situé près de l’endroit où je recevais les traitements de mon chiropraticien. Bof. La jupe existe bel et bien, c’est ça qui compte.
Je la portais lors des funérailles d’une collègue, du temps que je vivais avec François. Une collègue de notre grande famille informatique à l’université, qui est une famille très unie. Autrement dit, aux funérailles, il ne manquait personne, le salon était archi plein. Un collègue était arrivé en même temps que nous dans le stationnement du complexe funéraire et, me voyant sortir de l’auto, m’avait dit que je m’étais une fois de plus habillée sexy. Comment pouvais-je avoir une allure sexy alors que la jupe est ample et non moulante ? Il ne pouvait pas parler du haut puisque le haut, je m’en rappelle, était une veste de faux denim, faux en ce sens qu’elle n’était pas faite en fibre de coton mais en fibre de lin, tout mou et pas non plus moulant. Bof, bis. Au moment où nous nous apprêtions à quitter le salon, François et moi, avec d’autres, le même collègue était venu me saluer et avait mis sa main sur mon bras en me faisant la bise. Il m’avait alors regardée les yeux ronds comme des billes tellement il avait été surpris de me découvrir mouillée comme si je sortais d’une baignoire. Cela s’appelle la ménopause combinée à la surchauffe d’un environnement bondé, en plein été.
Je me demande si je ne portais pas la même jupe lors des funérailles de François ? Je me rappelle du haut que je portais ce jour-là, à savoir un chandail gris décolleté en V, acheté à la boutique Jacob en même temps qu’un autre chandail de coupe cache-cœur, à moins que je n’aie porté la coupe cache-cœur, que je préférais au décolleté en V ? Le cache-cœur ne fait plus partie de ma collection de vêtements parce que les trous aux manches, tellement je l’ai porté, m’ont obligée à m’en débarrasser.
Quel est l’intérêt, je me répète, d’écrire ces lignes à propos de ma jupe ? Il n’y en a aucun. Il n’y a que le défi d’écrire à propos de tout et de rien, et d’essayer de faire en sorte que ce soit néanmoins intéressant.

 

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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