Jour 843

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Les coeurs saignants de notre plate-bande à St-Jean-de-Matha le 28 mai 2017.

Incursion dans le passé à travers une jupe.
J’ai porté une jupe, un maillot noir pour le haut du corps, et des sandales noires cet après-midi pour assister à un concert que donnait le groupe de Luc Beauséjour à l’église de Notre-Dame-des-Prairies, dans le grand Joliette. Luc Beauséjour, claveciniste et organiste, est très connu dans le milieu musical de la région puisqu’il est originaire de Rawdon. Il participait aux concours des Jeunesses musicales du temps que j’y participais moi-même, dans les années soixante-dix, en tant que pianiste.
Nous profitions, Denauzier et moi, de billets de faveur qui provenaient de la belle Ludwika, violoniste pigiste dans le groupe.
Je ne porte presque plus mes vêtements de rédactrice universitaire, je suis toujours en pantalons, en shorts et en baskettes depuis que je suis à la retraite. On peut donc dire que pour le concert de cet après-midi, je m’étais mise sur mon trente-six.
J’ai porté la même jupe récemment, à un souper que nous avons improvisé avec ma belle-maman, pour qu’elle vienne déguster le doré que Denauzier avait pêché l’avant-veille, en Abitibi. Ma belle-maman n’est pas friande de poisson, même très frais, et je pense qu’elle s’est déplacée essentiellement pour nous faire plaisir. Je portais quand elle est venue ma jupe et un autre maillot, non pas noir mais gris. Mais avant cette fois avec belle-maman, et avant aujourd’hui avec Ludwika, ma jupe n’a rien fait d’autre qu’attendre son tour d’être choisie, patientant sur un cintre pendant presque deux ans. Au moins deux choses ici sont positives : la jupe ne s’est pas déformée, et elle me fait encore.
J’ai porté cette même jupe le premier jour que je suis retournée au travail après avoir été en congé de maladie à la suite de mon opération cardiaque, c’était donc en septembre 2013. Pour une raison que je m’explique mal, je l’ai portée cette fois-là avec une ceinture à boucle métallique qui n’allait pas du tout avec le style fluide et romantique de la jupe.
J’ai acheté la jupe à une boutique de vêtements qui ne vendait que des créations québécoises, sur une petite rue perpendiculaire à la rue St-Denis, à la hauteur peut-être de la rue Faillon, mais la boutique n’était pas sur Faillon. À cette époque, vers 2004-2005, je me faisais suivre par un chiropraticien et je pense qu’étant arrivée une fois trop tôt à mon rendez-vous, j’avais laissé mes pas me guider jusqu’à l’achat d’une jupe, dans une boutique à proximité, avant d’entrer dans la clinique. C’était l’été et il faisait soleil. En face de la boutique, il y avait un marchand de glaces, mais je ne m’étais pas laissé tenter.
Quel est l’intérêt de ce parcours à rebours autour d’une jupe que le lecteur n’a même pas le loisir de voir en photo puisque j’ai privilégié les coeurs saignants ? J’ai bien peur qu’il n’y en ait aucun. Heureusement, les coeurs saignants sont magnifiques, ils sont plus foncés en réalité que sur la photo. Et les hostas, contre toute attente, semblent vigoureux et promis à un bel avenir.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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