Jour 848

Je suis dans la cuisine de l’appartement d’Emma. Elle tente de reproduire la recette de l’humus que lui a servi son frère récemment. Ça fait beaucoup de bruit au mélangeur électrique. Elle dit « Bon », ça veut dire qu’elle aura bientôt fini et que nous pourrons goûter sa préparation. Je porte ma chemise Van achetée au bazar de Côte-des-Neiges récemment, mes pantalons Gap achetés il y a longtemps en compagnie d’Emma, nous en avions essayé chacune une paire dans la même cabine d’essayage. Je porte aussi, pour m’empêcher d’avoir les cheveux dans le visage, le bandeau qu’elle m’a tricoté pour mon anniversaire. Après avoir mangé ma lasagne aux aubergines et son humus accompagné d’une salade de fraises et de poivrons rouges avec basilic, nous sommes retournées à nos moutons, à savoir le nettoyage du jardin. Il a beau être grand comme un mouchoir de poche, il a exigé beaucoup de travail pour se faire redonner un début de beauté. Nous voulions aller nous acheter un cornet de crème glacée dans le courant de la journée mais ce sera pour une autre fois, le temps nous a manqué. Nous sommes allées, à la place, acheter des poches de paillis, des poches de terre et un sac de graines de gazon.
– On y va comme ça, maman ?, m’a demandé chouchou en faisant référence à nos vêtements, particulièrement à mes pantalons kaki dont le tissu, aux genoux, avait absorbé la chlorophylle du gazon.
– Bien sûr que oui !, ai-je répondu.
Nous avons aussi acheté un petit outil qui retire les pousses de pissenlits, pour nous éviter d’utiliser les couteaux, les fourchettes ou les cuillers de la cuisine. Il ne coûtait pas cher, mais il était écrit sur l’étiquette que dans l’état de la Californie cet outil est considéré comme étant dangereux pour la santé à cause de la composition du plastique qui déséquilibre le système hormonal.
– On va mettre nos gants, ai-je dit à chouchou.
Nous avons aussi acheté un sécateur pour nous débarrasser des branches coriaces ici et là.
À la fin de notre journée de travail, les voisins sont venus nous dire à quel point 1-) nous nous ressemblons Emma et moi, et 2-) nous avions changé l’aspect du jardin du tout au tout.
Ah oui, nous avons aussi enlevé une clôture qui tenait par la peur, trop haute pour la grandeur du jardin. Vieille comme Mathusalem. Il y a de quoi faire un immense feu de la St-Jean avec le bois récupéré.
Ce fut bien sûr, en ce qui me concerne, une journée de pur bonheur. D’autant qu’en soirée Emma a traîné sa mère à un party…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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