Jour 853

BrushstrokeLynda

Lynda Brushstroke, artiste New Yorkaise de renommée internationale en séance de photo pour les montures Guess.

J’ai reçu un porte-clef pour la fête des mères, un porte-clef de la pharmacie de mon village.
– Je ne vous demande pas si vous êtes mère, disait la caissière du comptoir des ordonnances, j’en donne à toutes les clientes aujourd’hui.
Elle offrait aussi des loupes, en plastique, que j’ai préféré décliner en faisant la fine bouche.
Quand Emma était petite, je m’étais présentée le samedi précédant la fête des mères au magasin d’encadrement de la rue Monkland pour y récupérer un dessin que j’avais fait encadrer. Je m’étais fait offrir, en prime et comme d’ailleurs toutes les clientes, un cadre de format 5"X7" dans lequel j’avais bien entendu inséré une photo de chouchou.
À propos de photo, mon beau-frère s’est amusé autour de la table hier à prendre des photos des convives qu’il transformait ensuite en œuvres impressionnistes avec le logiciel Brushstroke. J’adore l’effet de dentelle de la manche de mon chemisier, dont l’imprimé original est pourtant géométrique. Je considère que cette photo, qui porte la griffe artistique de mon beau-frère en bas à droite, s’ajoute au cadeau porte-clef. Ça fait deux cadeaux.
Je me suis offert un cadeau à moi-même en me maquillant et en me façonnant des bouclettes. J’ai regroupé les bouclettes sous une grosse pince à cheveux pour obtenir un semblant de chignon.
J’ai reçu aussi des mots d’amour de chouchou, cela constitue le plus beau des cadeaux. Nous allons célébrer la fête des mères en retard vendredi prochain le 20 mai à Montréal.
Puisque nous avons passé la journée assis autour d’une table en famille, je n’ai même pas atteint les 3000 pas dans ma journée d’hier. Je vis très bien, maintenant, avec des résultats Fitbit non performants. Je n’enlève pas mon bracelet pour autant.
Au retour de la fête, vers 20 heures, je me suis lancée dans mes rosaces infinies pendant une petite heure. Il ne me reste que dix portions de feuille à décorer. Je suis rendue au nombre 1514 après avoir couvert le deux tiers de la toile. J’ai demandé à Denauzier s’il était bon en règle de trois.
– Que veux-tu calculer ?, m’a-t-il demandé.
– Bien, si je suis rendue à 1514 masses après avoir couvert les 2/3 de ma surface, combien de masses aurai-je accumulé quand j’aurai couvert les 3/3 ?
Nous avons multiplié 1514 par trois, puis divisé le résultat par deux et obtenu 2271. C’est quand même assez proche des 2200 textes du projet fou de Badouz.
J’essaie de tenir mon crayon gel dans un niveau de tension zéro avec ma main droite car je suis droitière, mais c’est terrible à quel point je le tiens serré, non seulement de la main mais aussi du bras et de l’épaule. J’essaie de me ramollir, je m’arrête une seconde pour me positionner sans tension, je parle à mon trapèze et lui suggère de se laisser aller, mais la tension se réinstalle automatiquement.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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