Jour 854

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Mince et saperlipopette ! Pourquoi est-ce que je fais tout ça ?

Je me suis réveillée et levée à 9 heures. C’est tard, dans ma nouvelle vie de femme en forme qui pratique du sport et qui est gérée par un Fitbit. J’ai mis une tenue très légère parce qu’il faisait chaud à l’étage. Je suis descendue pour découvrir que mon mari n’était pas dans la maison mais parti quelque part. Je me suis immédiatement installée à ma toile aux rosaces infinies et j’ai commencé mes bariolages aux crayons gel.
J’ai eu envie d’un café au bout d’un moment. Je suis allée en courant mettre de l’eau dans la bouilloire, mettre un filtre de papier dans le cône de plastique, le cône sur une tasse, la poudre de café dans le filtre de papier et je suis vite revenue à mes petites masses, celles qui apparaissent en vert, côté gauche. Je suis retournée en courant verser l’eau quand la bouilloire a arrêté de fonctionner. Et je suis revenue dans mon bureau sans courir pour ne pas renverser le café dans ma tasse.
J’ai travaillé mes petites masses en craignant de ne pas aimer le résultat et, effectivement, je ne l’aime pas. Je vais peut-être les recommencer, je fais référence aux masses qui apparaissent en vert et celles, à droite et à la même hauteur, qui apparaissent en ocre recouvert de brun.
Pourquoi est-ce que je fais tout ça, me suis-je demandé très brièvement, de la même manière que je me suis demandé autrefois, à propos des primes du magasin Eaton, pourquoi est-ce que je m’enthousiasme pour des produits de maquillage que je suis la première à ne pas utiliser quand ils me sont offerts.
Puis j’ai commencé à avoir froid mais je n’avais pas le temps de monter à l’étage m’habiller mieux. J’ai espéré que Denauzier entre et vienne baisser le son de la télévision, qui est à cinq secondes de mon bureau, quatre secondes en courant. Il n’est pas arrivé avant midi moins le quart et, ne disposant pas de quatre secondes, j’ai entendu sœur Angèle raconter des anecdotes de son enfance, j’ai entendu parler des sinistrés des inondations, j’ai entendu un homme expliquer comment se déclenchaient ses crises de panique, j’ai eu droit à l’émission complète du Tricheur, etc.
Finalement, Denauzier est arrivé, il a préparé les hamburgers car il est de nous deux le spécialiste des hamburgers. Quand est venu le temps de manger, je me suis d’abord précipitée à l’étage pour m’habiller mieux. Et après avoir mangé, ayant encore froid, je suis allée chercher un veste de laine et un foulard avant de me relancer dans mes masses et mes numérotations.
Pourquoi est-ce que je fais tout ça ? Je n’en ai aucune idée. Mais je sais une chose, je vais recommencer les deux portions sur lesquelles j’ai travaillé ce matin, leur style brouillon barbouillage ne va pas avec le reste. Un art peut s’avérer éphémère sans avoir été voulu comme tel au départ…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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