Jour 856

20150909a

Le hosta plantain aime le plein soleil, mais ce n’est pas cette variété que tonton m’a donnée…

J’ai écrit à propos de l’art éphémère au cours de ma première année de blogue. J’avais peint des roches qui couvraient la bordure, côté nord de la maison de campagne, à St-Alphonse. Je les avais accumulées en petits monticules dans une alternance de bleu poudre et de caramel, la couleur des peintures. Comme il avait beaucoup plu dans la semaine qui avait suivi l’installation de cet aménagement Land Art, je m’étais demandé si la peinture allait tenir. J’avais conclu mon texte en mentionnant que si la peinture devait s’être diluée, j’aurais fait tout ce projet pour rien.
Il faut croire que je suis attirée par l’art éphémère. En juillet dernier, tonton, qui était encore vivant, m’a donné plusieurs plants de hostas. Je les ai plantés par une journée de plein soleil, inquiète quant à leur capacité de survivre au dur traitement que je leur faisais subir. Les hostas ont la vie dure, heureusement. Ils ont réussi à croître un peu jusqu’à l’automne. Je me suis dit que cette année, après avoir vécu une saison d’adaptation, ils seraient vigoureux et en bonne santé. Or, je les ai plantés dans une plate-bande que j’ai par la suite généreusement couverte de paillis, et encore couverte de paillis vers la fin de l’été. Le terrain à cet endroit est incliné. Le paillis aurait-il glissé au cours de l’hiver vers les hostas qui parent la partie inférieure de ma plate-bande, inférieure dans le sens de plus basse ? J’ai commencé à remarquer, avec une certaine inquiétude, que les hostas sortaient de terre chez ma tantine, de même qu’à la maison de Montréal, de même que chez mon frère, et mes voisins, mais pas pantoute chez nous ! Aujourd’hui, j’y suis allée voir de plus près. Les pousses timides des hostas sont ensevelies sous les copeaux du paillis, et je pense que certaines ont déjà commencé à moisir… En prime, j’ai découvert après les avoir plantés l’été dernier, que les hostas sont plus heureux à l’ombre qu’au soleil, et bien entendu je les ai plantés au sud ! J’ai pourtant passé plusieurs de mes promenades en motocyclette, assise à ne rien faire derrière Denauzier, à observer où est-ce qu’ils étaient plantés dans les aménagements paysagers des maisons. Plusieurs hostas semblaient bien se porter sous le soleil de l’après-midi, mais il est vrai qu’en motocyclette on passe vite et à une distance certaine. Je n’ai rien trouvé de mieux à faire, pour l’instant, que d’enlever l’épaisseur de paillis pour laisser respirer les nouvelles pousses. Pour le reste, comme d’ailleurs pour le reste en toute chose, on verra…

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À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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