Jour 884

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4 X 125 = 500

Fidèle à la pulsion qui m’habite selon laquelle je me débarrasse pour ensuite avoir la paix, je me suis rendue à pied ce matin à la pharmacie me procurer mon Coumadin, histoire d’avoir derrière moi, à mon retour, mes 10 000 pas de la journée. Pendant ma promenade, il ne s’est rien passé de particulier. Il y a beaucoup moins de distractions dans le quartier domiciliaire qui jouxte notre rang, à St-Jean-de-Matha, que sur l’avenue Monkland à Notre-Dame-de-Grâce où j’habitais auparavant. Par conséquent, je faisais moins d’exercice, du temps de ma vie montréalaise, j’étais le plus souvent en train de flâner devant les vitrines, ou alors carrément arrêtée lorsque je rencontrais un voisin et que nous piquions une petite jasette.

À mon retour, et sans surprise aucune puisqu’il était midi, j’ai préparé le dîner. Je dirais que ma tantine a dîné en notre compagnie parce que j’ai tenté de préparer une salade identique à celle qu’elle me sert quand je vais manger chez elle. C’est très simple, il s’agit de mélanger de la salade Iceberg avec une ou deux échalotes tranchées, avec une branche de céleri tranché aussi finement, de saler et de poivrer, et de simplement ajouter de l’huile et du vinaigre. C’est ici qu’il m’a fallu être prudente, j’ai pris la peine de mesurer mes quantités. Tantine ajoute une pincée de sucre pour briser l’amertume de la salade. J’ai fait tout ça. Je suis arrivée à un résultat semblable au sien, mais quand c’est elle qui la prépare c’est meilleur.

La salade accompagnait une part de quiche que j’ai faite avec des poivrons qui étaient emballés pour vente rapide au Métro d’alimentation de St-Alphonse. Parfois, avec tantine, nous faisons l’épicerie à Rawdon, parfois au village. Cette fois-là, au village, il y avait donc huit poivrons pour le prix de 4$, c’est du jamais vu, je suis sautée dessus. La quiche était délicieuse, j’ai décrit ma recette, ça me revient tout d’un coup, dans un texte précédent. Probablement le texte dans lequel j’ai décrit mon invention de pâte à tarte nappée de caramel Bonne maman. Ça aussi c’était délicieux, accompagné de yaourt à la vanille. Denauzier a bu un thé vert, j’ai commencé à lui en proposer et il répond toujours oui, j’ai bu du café.

Lorsque j’ai regardé l’heure pour la première fois en après-midi, c’est-à-dire il y a une minute à peine, il était déjà 16h30, maudit bâtard ! Je vais bientôt devoir m’interrompre pour aller préparer un rôti de porc que nous allons manger ce soir. Cette fois-ci, je veux le préparer à la manière dite Californienne avec citrons de ma belle-mère, chez laquelle nous avons soupé je crois que c’était samedi dernier. Ma belle-mère est extraordinaire, on n’est pas entrés qu’elle nous dit que nous risquons de nous empoisonner, que nous ne sommes pas obligés de manger avec elle, que nous pouvons repartir, qu’elle n’a jamais bien cuisiné et qu’au fur et à mesure qu’elle vieillit c’est rendu pire que pire, il n’y aucune limite à son dénigrement.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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2 réponses à Jour 884

  1. Jacques Richer dit :

    Je t’ai déjà parlé de la recette de crème glacée au safran?

    J’aime

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