Jour 886

plante-grasse-gasteria

Plante grasse dite Langue de chat, de son nom scientifique Gasteria.

Ce matin, Denauzier et moi avons marché longuement dans les pistes, au soleil, derrière la maison. J’aime ma nouvelle vie selon laquelle, depuis que j’ai mon bracelet Fitbit, je me lève plus tôt. Je pense que je peux compter sur les doigts d’une seule main les fois que je suis sortie un matin d’hiver l’an dernier, sans y avoir été obligée.
Ce soir, ou plutôt cette nuit, nous allons faire une folie, nous allons dormir dans la cabane. Au moment où j’écris ces lignes, Denauzier est en train de regrouper les articles qui seront nécessaires à notre aventure.
Avant de nous rendre faire notre folie dans la forêt derrière la maison, nous irons souper chez la maman de mon mari.
Alors que notre journée était entièrement libre à notre réveil, sans aucune plage horaire déjà réservée à ceci ou à cela, là voilà maintenant toute remplie.
Trois de mes plantes grasses, dans mon bureau, qui vivent en plein soleil, ont donné naissance à une fleur en même temps. La fleur monte sur une longue tige avant de s’ouvrir et de laisser éclore une série de clochettes rose. Je reçois à chaque fois la naissance des fleurs, sur mes plantes, comme un signe de bonheur réciproque entre elles et moi.
Je vais entamer sous peu une version deux d’une autre toile, faite à Montréal en 2014, dont je n’ai pas de photo pour l’instant. Je vais en prendre une pour que mes lecteurs puissent comparer l’avant et l’après.
Je ne toucherai pas à mon amphore romaine pour l’instant, je me donne encore un peu de temps avant de décider si je veux lui ajouter une léchée de bronze qui viendrait couvrir les viscères.
Après notre promenade de ce matin, je me suis lancée dans la préparation de quiches, même si mon mari m’a déjà dit que Real men don’t eat quiches ! Je les ai préparées avec un restant de poivrons fondus, en ce sens que j’ai fait sauter les poivrons, au préalable, dans un peu d’huile, à feu doux. J’ai ajouté du fromage fêta et du romarin.
J’ai couvert un restant de pâte qu’il m’est resté de caramel à tartiner Bonne maman sur lequel j’ai saupoudré un peu de gros sel. J’ai replié la pâte sur elle-même pour obtenir la forme d’un croissant. J’ai mis au four avec les quiches. Au bout de quelques minutes, une odeur de caramel brûlé s’est installée dans la maison. Denauzier et moi en avons été quittes pour gratter le caramel et le manger à la cuiller. C’était délicieux ! J’ai poursuivi la cuisson de la pâte sans l’excédent de caramel, mais je ne pense pas qu’il s’agira, au final, d’un résultat spectaculaire. Nous n’allons pas, c’est certain, apporter ce pseudo-dessert ce soir à ma belle-mère.
Avec tout ça, je veux dire avec le caramel brûlé, les chocolats de la St-Valentin, le vin chaud qui nous a creusé l’appétit dans la cabane mardi dernier, vin chaud qui a été suivi d’une fondue chinoise, je pesais ce matin 131,6 livres. Je dirais que c’est mon poids naturel, c’est le poids qui revient le plus souvent sur le pèse-personne depuis un an ou deux, c’est le poids que je porte lorsque je mange à ma faim, sans excès. Pourtant, je continue de vouloir peser sous la barre des 130 livres.
Si ma santé se maintient, si le Fitbit continue d’avoir une influence positive sur ma vie, si j’en arrive à la conclusion qu’il me faut encore plus bouger pour descendre à disons 128 livres, si mon cœur tient le coup, je vais peut-être me remettre à la course ? Je courais quand j’étais adolescente, mais je n’ai pas poursuivi mon entraînement au-delà des années de l’école secondaire. Je ne sais pas si mes rotules, alors que j’aurai bientôt 58 ans, apprécieraient l’expérience de la course.
Avec tout ça, encore une fois, avec le Gasteria, le souper chez ma belle-mère, la nuit dans la cabane, mes toiles maladroites, ma gourmandise, ma cuisine inventive, j’ai écrit le texte d’aujourd’hui. Et j’arrive à la même conclusion que celle du texte d’hier : j’ai utilisé des mots sans forcément leur faire dire quelque chose. Mais certains textes, et pas seulement les miens, ne sont que ça, des mots qui ne disent que des petites choses, or ce sont ces petites choses que l’on retient et qui nous parlent…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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