Jour 896

peekit4chapeaux

Chapeau de flibustier, de corsaire, de pirate.

Difficile de trouver sur Internet des photos de flibustier. Mais j’ai trouvé un semblant de chapeau que voici, qui semble être fait en carton, pour un déguisement de l’Halloween, quand on a six ans. Avec beaucoup d’imagination, on pourra trouver que ma feue chenille a une forme qui se rapproche de ce chapeau… J’ai travaillé sur mon corsaire à la moustache fine ces quatre derniers jours et je n’ai rien écrit parce que mon ordinateur était entre les mains du spécialiste informatique de mon village. Je ne l’ai récupéré qu’hier lundi, et pourtant je n’ai pas écrit, entièrement accaparée que j’étais par les touches finales apportées au pirate des mers du sud.
Le spécialiste a installé sur mon ordinateur une nouvelle application —Fitbit— qui compte mes pas avec laquelle je vais devoir me familiariser. Un autre défi au programme que celui de marcher 10 000 pas par jour… C’est un jeu d’enfant, installer l’application sur un téléphone cellulaire, mais c’est plus compliqué sur Windows 10. Un ami a installé sur mon ordinateur, juste avant, un logiciel de traitement des photos avec lequel je vais aussi devoir me familiariser. Pour utiliser correctement ce logiciel, il va falloir dorénavant que je prenne mes photos en format RAW, et là encore je ne me rappelle plus comment faire. Pour en revenir au spécialiste de mon village, il a configuré mon ordinateur comme si j’utilisais principalement Google, comme fureteur, alors que j’utilise presque exclusivement Firefox. Il va donc falloir que je me familiarise avec Google.
En vieillissant, ma peur de l’apprentissage est telle que j’ai tardé avant de déballer ma nouvelle brosse à dents électrique, la première utilisation requérant une mini préparation qui exige un effort de lecture dans le guide qui accompagne le produit. Je n’ai pas peur de l’apprentissage en tant que tel mais plutôt, et  comme d’habitude, j’ai peur de ne pas comprendre.
Il est un autre événement, l’arrivée de Trump au pouvoir, qui m’a confrontée à des lectures ardues de journaux en anglais alors que je ne comprends que la moitié de ce que lis.
Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que j’aie fait ce rêve, la nuit dernière : j’étais au travail avec mes anciennes patronnes. Elles nous demandaient qui, de l’ensemble des employés, accepterait de nettoyer les feuilles des plantes.
– Il s’agit de récurer délicatement avec des tampons abrasifs de type S.O.S., nous précisait l’adjointe.
Les deux femmes, la patronne et l’adjointe, affichaient des têtes d’enterrement parce qu’elles étaient convaincues que personne n’accepterait de se lancer dans cette tâche sans prestige, sans défi, sans surprise. Or, très excitée, je levais la main et même je me levais de ma personne pour exprimer que la tâche m’enchantait.
– Je n’aurai rien à apprendre !, lançais-je à la cantonade. Je n’aurai pas à lire un guide, en français ou en anglais, je sais déjà comment ça marche, il n’y a rien de plus facile, ajoutais-je encore, sans craindre le moins du monde qu’on me juge comme étant faible, intellectuellement.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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