Jour 901

J’ai hâte d’arriver au Jour 880. Dans 21 textes. Conformément à la consigne initiale que je me suis fixée en 2011 qui consiste à écrire 220 textes par année pendant 10 ans, j’aurai atteint, avec le texte du Jour 880, la fin de ma 6e année d’écriture sur mon blogue. J’avais prévu atteindre cette étape à la fin du mois d’avril 2017, pour entamer, avec le Jour 879, ma 7e année d’écriture début mai. Or, nous sommes en février, et si je donne la claque je pourrais me rendre au texte 880 avant la fin du mois. De la sorte, j’aurais mars et avril à ma disposition pour corriger mes textes anciens.
J’ai commencé à retravailler les textes de ma première année d’écriture alors que j’étais malade de ma bronchite. J’ai revu une trentaine de textes pendant trois ou quatre jours, intensivement. J’ai aimé le résultat que j’ai obtenu. Je me rends compte cependant que sur une base quotidienne, je ne suis pas capable de me consacrer à la correction des textes anciens et à l’écriture du texte du jour. C’est trop exigeant pour la petite capacité de mes neurones. Le temps qu’il me faut pour m’imprégner de l’esprit de mes textes anciens, et le temps qu’il me faut pour m’en sortir, sont autant de temps qu’il ne me reste plus pour rendre compte du présent. Ou s’il me reste du temps pour écrire au présent, l’esprit, fatigué, n’y est pas.
Donner la claque pour écrire les 21 textes qui me séparent du numéro 880, ça ne veut pas dire produire juste pour me débarrasser, puisque chaque texte est important. Ça veut dire m’investir plus intensément. Si j’y arrive, j’aurai aussi la liberté pendant mes deux mois de vacances de publier sur mon blogue des photos, des maximes, des mille fois rien, juste pour le plaisir. Bien entendu, ce n’est pas le fait d’avoir écrit pendant six ans sans fléchir qui me plaît le plus, dans ce que je viens d’écrire. Ce n’est pas non plus la perspective de me lancer dans la correction des textes déjà produits, de manière à obtenir un enchaînement vivant et intéressant. C’est la possibilité que je me donne des publier des mille fois rien pendant ma récréation de 61 jours qui constitue l’attrait que j’ai hâte de savourer.
J’ai rêvé la nuit dernière que je devais participer à un défilé de mode. Le comité organisateur me demandait de porter des pantalons très moulants pour que les spectateurs puissent apprécier l’effet desdits pantalons sur un corps pourvu de fesses bombées qui attirent le regard. Je répondais au comité organisateur que cela me mettait mal à l’aise d’exhiber mes fesses de cette façon, mais que, par solidarité, j’allais m’acquitter de ce rôle. Des femmes africaines –qui ont naturellement les fesses bombées–, surgies de nulle part, applaudissaient alors mon choix. Je sentais dans ce rêve que j’acceptais la personne que je suis, avec mes forces et mes faiblesses. Certes, j’allais mettre l’accent lors du défilé de mode sur une de mes faiblesses, sur un aspect de mon corps que je ne porte pas aux nues, mais je savais qu’en pareille circonstance, s’il m’était demandé de mettre en valeur un aspect de ma personne qui me plaît, je le ferais volontiers.
– C’est déjà ça de gagné, me disais-je dans mon rêve, en me comparant à la personne que j’étais autrefois, il n’y a pas si longtemps…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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