Jour 913

Je dirais que l'homme de mon rêve ressemblait un peu à celui ci-haut.

Je dirais que l’homme de mon rêve ressemblait un peu à celui-ci, photo obtenue en tapant tout simplement Homme grec, dans Google.

Finalement, je souffre d’une bronchite. Je suis allée voir mon médecin hier, une femme. Elle m’a prescrit du repos, pourtant je n’ai fait que cela, être au repos, ces derniers temps. Je dois prendre des antibiotiques pendant dix jours.
Mon rêve de la nuit dernière, lui, n’était pas de tout repos. Nous étions le samedi, et je me préparais à remettre un travail de fin de session pour mon cours d’arts plastiques, ce travail devait être remis le mardi suivant. J’avais encore à ma disposition le dimanche et le lundi complets pour travailler sur mon projet, mais à bien y penser, chaque minute me séparant de la remise du projet allait m’être nécessaire si je voulais respecter les délais. Je réalisais à quel point ce serait exigeant mais je ne reculais pas pour autant. Ce n’est pas vraiment moi qui décidais du travail que j’allais remettre, il s’était imposé de lui-même : sur du papier grand format, disons de 4’X6′, un format qui n’existe pas dans le commerce, à ma connaissance, je m’apprêtais à effectuer quatre dessins à peu près identiques représentant chacun une personne sur un lit d’hôpital mais qui ne souffrait d’aucune maladie. Cette personne était ma sœur.
Dessiner le lit, et le matelas sur le lit, et ma sœur sur le matelas constituait une difficulté insurmontable. Un éclair de génie me traversait quand je décidais de tracer au crayon les contours du corps même de ma sœur. Autrement dit, en marchant autour d’elle, un crayon à la main, je traçais une ligne continue à la mi-épaisseur de son corps, à la mi-cuisse, mi-rotule, mi-jarrets, mi-hauteur de la plante des pieds, etc. Ma ligne continue s’imprimait comme par magie non pas sur sa peau, mais sur du papier, me laissant aux prises avec des problèmes cette fois de perspective : ma sœur apparaissait-elle en deux ou en trois dimensions sur mon papier, je n’arrivais pas à le savoir. Encore ici, est-ce que je voulais qu’elle apparaisse en deux ou en trois dimensions ? Ce n’est pas moi qui décidais.
De son lit, Bibi était couchée et observait des créatures extraterrestres, amusantes, arborant des visages joyeux, si on peut appeler ça des visages, qui flottaient au-dessus d’elle à tout juste un pied de distance. Bien entendu, représenter ces formes étranges n’allait pas être une sinécure, toute limitée que j’étais par mes capacités techniques. Je me disais que j’allais les dessiner comme si je les voyais de haut et m’en tenir à des croquis sommaires. Ces créatures étranges avaient deux bras et deux jambes, elles ressemblaient à des fœtus disons d’un à deux pieds de long, et leurs membres semi-transparents étaient constitués d’une accumulation d’anneaux, comme on le voit chez les vers.
Maintenant que les contours du corps de ma sœur étaient tracés, il me restait à approcher l’aspect de la composition : est-ce que le lit et ma sœur allaient occuper tout l’espace sur le papier, ou est-ce que les figures extraterrestres allaient occuper davantage d’espace que ma sœur ?

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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