Jour 929

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Je me suis fait teindre les cheveux pour la deuxième fois de ma vie chez une coiffeuse. J’y suis allée pour la totale, coupe et mise en plis pour obtenir des bouclettes.

Mon bureau est transformé en serre. J’y compte vingt-huit plantes, toutes celles du rez-de-chaussée en fait. Nous les avons regroupées ici, à l’abri des mains des tout petits, un garçon et une fille, les petits-enfants de Denauzier, neuf mois le garçon et treize mois la fillette. Je me rends compte à quel point le réflexe de prendre soin d’un bébé ne m’a pas quittée. Je change les couches en laissant mon esprit vagabonder dans le passé d’il y a vingt ans. C’est un délice. Je me sens aussi jeune que lorsque j’étais nouvelle maman d’Emma, mais je suis moins obsédée qu’autrefois, dans mon rôle de grand-maman, par les cacas et les régurgitations.
Je n’ai pas beaucoup profité des petits cependant aujourd’hui car je suis allée passer l’après-midi au salon de coiffure, bravant la tempête dans le gros camion de Denauzier pour me rendre à Rawdon, là où se trouve ma coiffeuse qui s’appelle Emmanuelle. J’avais apporté de la lecture sérieuse, la revue Connaissance des arts, sachant que j’en avais pour un bon deux heures à me laisser bichonner. Bien entendu, je n’ai pas sorti la revue de mon sac, je me suis concentrée sur le Châtelaine, très intéressée par les conseils des experts en matière de coiffure et d’entretien des cheveux. À cet égard, j’aimerais m’acheter des rouleaux chauffants début janvier pour dynamiser mon allure capillaire, « volumiser » ma tignasse, prendre soin de mon allure en général. J’ai bien peur qu’il ne s’agisse là que de vœux pieux, mais c’est une manière agréable, quoiqu’un peu frivole et légère, de terminer l’année.
À cet égard encore, j’ai épinglé sur mon mur hier, dans mon bureau, le bandeau plein de tortillons, incluant des lettres de l’alphabet, sur lequel j’ai travaillé –à la loupe– avant la traversée des États-Unis et un peu après à mon retour. Je considère que l’œuvre est terminée.
Je vais entamer l’année 2017 avec du nouveau matériel, je pense à un grand format qui existe déjà et auquel je vais donner une deuxième vie. Je pense aussi à un ami qui va m’initier à l’utilisation du logiciel Light Room avec lequel j’espère m’amuser autant qu’autrefois quand je travaillais en chambre noire, chez des amies de Limoilou, quand j’avais entre vingt et vingt-cinq ans.
Me voyant installer la toile grand format sur ma table de travail, mon mari m’a dit, non sans un certain plaisir car il aime mes folies :
– Il va commencer à manquer de murs avant longtemps.
Il s’agit d’une toile sur laquelle a été imprimée une photo d’une de mes toiles. C’est une toile, autrement dit, sur laquelle je n’ai jamais peint. J’avais payé cher pour obtenir cette impression. En outre, j’avais omis d’enlever l’affichage automatique de la date, sur mon appareil photo, de telle sorte que la photo imprimée grand format sur la toile reproduit en gros, dans sa partie inférieure, non seulement la date mais l’heure : 04-05-2014-20:23. Du travail d’amateure. Je vais essayer de faire mieux cette fois.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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