Jour 946

Je vais raconter ma journée d’hier en appuyant les assises de mon texte sur ce que j’ai bu et mangé. Ce fut une longue journée. Nous nous sommes couchés à une heure et demie du matin. J’ai mangé et bu pour un total de cinq fois.
J’ai commencé ma journée en buvant de l’eau sulfureuse à même ma bouteille Pellegrino. J’en remplis plusieurs bouteilles, de verre, quand je vais à Joliette. J’y suis allée cette semaine pour le cinéma avec tantine qui a dormi tout le long du film. La coquine. Après l’eau à même le goulot, j’ai pris un café et des céréales de son de blé trempées dans du lait de soya, comme je le fais depuis des années, pour les raisons que l’on devine. C’est-à-dire que le son de blé est installé dans mes habitudes alimentaires depuis des années, pas le lait de soya que je commence seulement à introduire.
Dans le livre que j’ai emprunté à un ami et qui porte sur l’alimentation en fonction de notre groupe sanguin, le son de blé n’est pas recommandé pour les individus de mon groupe. J’appartiens au deuxième groupe sanguin qui se serait développé sur la planète terre, à la période de la sédentarisation qui est venue avec l’agriculture. Au début de la vie humaine, tout le monde était O. Mon mari est de groupe O. C’est le groupe du chasseur cueilleur. Je suis de groupe A. Mon mari adore la viande et ce n’est que tout récemment, à cause de moi, qu’il se nourrit de potage à la laitue, que je nous fais boire dans une tasse, ou de soupe miso au tofu mou, ou de hachis parmentier aux lentilles.
– Te rends-tu compte à quel point ton mari t’aime !?, me dit mon frère pour me taquiner.
Mon organisme ainsi rempli de son de blé et de café, je me suis installée à mon bureau pour tenter de régler, vainement, des problèmes bancaires. J’ai voulu alterner les moments passés au téléphone pour les problèmes bancaires avec des moments pendant lesquels j’aurais écrit mon texte du jour pour mon blogue, mais ma contrariété grandissante nuisait à la concentration qu’il m’aurait fallu avoir.
Vers 13 heures, mon mari est revenu de Joliette où il avait accompagné sa mère pour un suivi médical. Nous avons alors réalisé qu’il ne nous restait qu’une petite heure avant de quitter la maison pour nous rendre à Montréal. Comme il avait mangé en cours de route, j’ai réchauffé pour ma seule personne un restant de spaghetti que j’ai mangé sans appétit, que j’ai mangé juste pour dire que je pourrais attendre l’heure du souper sans inconfort.
Nous avions rendez-vous à 16h dans un café du quartier latin avec mon ami Yvon, auquel j’ai acheté deux toiles de petit format. En fait il m’en a donné une, et j’ai acheté l’autre à un prix d’ami. La rencontre avait lieu pour concrétiser la transaction. Je lui donnais 40$, il me donnait les deux toiles, signées. Nous avons bu du café dans ce café et rien mangé. Après, nous avions rendez-vous rue St-Marc, vers l’ouest, pour une possibilité de transaction Kijiji qui n’a pas eu lieu tellement l’objet réel de la transaction était contraire à la photo qui représentait ledit l’objet sur le web. Je me suis éclatée de rire quand j’ai vu l’objet, et mon mari a préféré s’en tenir à dire que nous n’étions pas intéressés.
C’est à partir d’ici, dans le déroulement de ma journée, que les choses se sont corsées.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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