Jour 982

Chat urbain, rue Jean-Brillant.

Chat urbain, rue Jean-Brillant.

Autrefois, je publiais pompeusement des Avis d’interruption quand je savais que je n’allais pas écrire pendant un certain temps. Cette fois-ci, j’ai laissé mes lecteurs dans le brouillard. Je pensais être en mesure d’écrire un texte le soir, à mon retour d’avoir passé les journées avec mes amis à Montréal. Mais je suis rentrée trop tard à chaque soir, encore hier je suis rentrée à presque minuit. Aujourd’hui il pleut et j’ai moins envie de sortir, mais tous les autres jours il a fait un temps magnifique. J’ai arpenté les quartiers de la ville munie de mon Nikon, comme en témoigne le chat ci-dessus.
Voici, en gros, où j’en suis en cette semaine qui s’achemine vers sa fin. J’en suis à devoir me rendre à la banque en début d’après-midi avec chouchou. Ce sera notre première activité ensemble, si on peut appeler ça une activité. En fin d’après-midi, j’ai rendez-vous avec une amie pour nous rendre à un vernissage, boulevard St-Laurent. Je vais acheter à cette occasion une toile de mon ami peintre. L’entente est déjà conclue. Je lui donne l’argent, il me donne la toile, emballée, donc je ne pourrai pas montrer à mon amie quelle toile j’aurai achetée.
Hier mercredi, j’étais dans la même situation : après avoir dîné avec une collègue –nous sommes allées au Cercle des HEC–, j’avais un bloc de trois heures à ma disposition avant de rencontrer l’amie du soir, avec laquelle je suis allée au ciné-campus et ensuite souper chez un vietnamien. Un homme ami, aussi, était avec nous au ciné-campus. Le film était délicieux, La haute société, de Woody Allen. Aujourd’hui c’est un peu pareil, j’ai la banque, à une heure, et la rencontre pour le vernissage à cinq heures. Je ne sais pas comment je vais occuper le bloc de trois heures de cet après-midi, d’autant qu’il pleut, mais voici comment je l’ai occupé hier.
Je suis entrée chez Olivieri, pour découvrir une librairie à moitié vide, qui s’est fait acheter par Renaud-Bray. Le nouveau statut d’Olivieri, m’a-t-on expliqué, sera pour ainsi dire transparent, en ce sens que ça ne devrait pas paraître qu’Olivieri s’est fait acheter par RB, ni vu ni connu. J’ai vu sur une des tables à l’entrée un livre qui ressemblait à celui que j’ai lu le printemps dernier sur Anne Hébert, intitulé En route, et pas de sentiment. Je l’ai feuilleté pour parcourir les photos. Puis, pour en lire des petits bouts dans un certain confort, je suis allée m’asseoir sur une chaise qui se trouvait dans le fond de l’établissement, là où ont lieu des séances de radio si je me rappelle bien, en tout cas il y a là des micros et une grande table destinée je dirais à regrouper les panellistes –habituellement des professeurs d’université. Je me suis assise et j’ai lu pendant un moment. Puis, je suis retournée à la même table, à l’entrée, et suis tombée cette fois sur une plaquette que j’ai achetée presque les yeux fermés, me disant qu’elle allait peut-être orienter mes quatre prochaines années de blogue à écrire, en ce sens qu’il s’agit de fragments et que c’est peut-être ça que j’écris depuis bientôt six ans, des fragments sur ma vie.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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