Jour 981

Nous avons flâné dans les ruelles, Oscarine et moi.

Nous avons flâné dans les ruelles, Oscarine et moi.

Je vais tenter de me remémorer les temps forts de mon séjour montréalais, maintenant que je suis à la veille de retourner dans mes terres mathaloises. J’y retourne demain samedi, une fois que j’aurai apporté les retouches au logement que nous avons rénové récemment. Les retouches sont nombreuses, mais elles sont simples à réaliser : sabler les endroits où du plâtre a été appliqué pour réparer les murs là où il y avait des craquelures, causées entre autres par l’installation des nouvelles fenêtres. Après avoir sablé, appliquer une nouvelle couche de plâtre, qui deviendra la troisième, voire la quatrième. C’est tout. Le plâtre va sécher, et mardi prochain nous viendrons, les pattes d’ours et moi, apporter la touche finale à ces menus travaux qui ne finissent pas de finir.
Ce ne sera pas facile, mon exercice récapitulatif, car tous les moments de mon séjour, il me semble, ont été forts. Alors je vais procéder de manière chronologique, en commençant par vendredi de la semaine dernière, jour de mon arrivée.
Je suis arrivée chez chouchou en début d’après-midi. C’était l’été, je portais mes shorts McKinley. À l’étage, à peine étais-je entrée dans l’appartement, l’odeur des deux litières m’a piqué le nez, alors je les ai délestées de leur contenu. J’ai rempli un sac avec la litière souillée, que j’ai jeté dans le plus gros sac de poubelle, sous l’évier de la cuisine. J’ai noué le plus gros sac pour le mettre à la poubelle dehors. J’en ai profité pour prendre avec moi le bac de récupération qui était plein. Nous sommes aussitôt partis à l’aventure, le sac, le bac et moi. J’ai réglé rapidement le sort du sac et du bac, et je suis partie, seule cette fois,  vers la rue Monkland, en direction, première étape, de la banque. Mes pas ensuite m’ont fait visiter le quartier vers le sud. C’est ainsi que je suis passée devant l’église et que j’ai constaté qu’une porte menant au sous-sol était ouverte puisque nous étions jour de marché aux puces. YES ! Malgré le soleil et la chaleur qui m’enivraient presque, au cours de ma promenade, j’ai pénétré dans le sous-sol pour y rester un long moment, lisant, fouinant, échangeant avec les bénévoles.
Je dirais que l’élément fort de mon séjour en général a été ma capacité nouvelle d’échanger avec tout le monde, sans effort.
J’ai eu vite fait de distinguer, une fois mes yeux habitués à la pénombre, un cadre de bambou qui se vendait 25¢. Plus loin, un livre imprimé en 1983 qui regroupe des textes de Nathalie Petrowski que j’ai obtenu pour 1$. Cela s’intitule Notes de la salle de rédaction. Je l’ai acheté pour la même raison que j’ai acheté la plaquette à la couverture rose, chez Olivieri : parce que je me suis dit que le livre regroupait des réflexions des auteures, dans un cas Petrowski, dans l’autre Fanny Britt, et que lisant ces courts textes j’allais découvrir que je ne suis pas la seule folle à écrire des presque rien sur ma vie. Sauf que Petrowski n’écrit pas sur sa vie mais sur les personnalités qu’elle rencontrait déjà au début de sa carrière, et que Fanny Britt écrit certes sur sa vie mais en manière de revendication sur un thème en particulier, celui de la maternité. Alors que je n’exprime jamais mes opinions parce qu’il me semble que je n’en ai pas, et que je ne revendique rien. J’écris des textes aussi tranquilles qu’une rivière qui coule au compte-gouttes au moment le plus fort de la sécheresse estivale.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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