Jour 985

La belle Simone.

La belle Simone.

Voici les raisons pour lesquelles je n’ai pas écrit hier jeudi. Premièrement, il faut savoir que j’ai passé deux jours et deux nuits chez Bibi pour accompagner papa pendant l’absence de ma grande sœur. J’ai très bien dormi sur son canapé rouge en cuir, qui offre juste la bonne largeur pour dormir quand on retire les coussins qui sont retenus au dossier par une fermeture éclair. Il est préférable cependant de dormir sur le dos. Peu importe. Je me suis réveillée vers 8h30 et tout de suite papa, de ses petits pas, est venu me voir et m’a demandé si je m’apprêtais à préparer du café. Peu de temps après, le beau-frère, qui était parti faire des courses, est arrivé. Il s’est joint à nous pendant le petit déjeuner. Voyant que je me dirigeais vers mon ordinateur avant même d’avoir fini mon café, il m’a dit de prendre mon temps et de relaxer.
– Je ne relaxe jamais, lui ai-je répondu sans réfléchir.
Une fois mon ordi ouvert, le beau-frère est venu s’installer près de moi car j’étais affectée, pour ceux qui s’en souviennent, à un contrat de traitement de texte à sa demande. Vers onze heures, nous avons décidé que nous avions pas mal fait le tour des retouches qu’il nous semblait nécessaire d’apporter.
– Allons chez Kiwi copie, lui ai-je proposé pour le plaisir d’aller quelque part avec lui, seuls tous les deux pour la première fois de ma vie, et pour le plaisir de profiter du temps exceptionnellement doux.
Nous y sommes allés et avons marché pour atteindre le commerce à travers le chantier des infrastructures d’égout qui a été au centre de nos observations la veille, du banc où nous étions assis, papa et moi. Au retour de Kiwi copie, nous avons dîné. Après le dîner, papa a fait une sieste. Pendant sa sieste, j’ai voulu retourner dehors prendre l’air, mais je me suis sentie fatiguée et je me suis plutôt étendue sur le lit de Bibi pendant un petit vingt minutes. Après les deux siestes, bien que je n’aie pas dormi, nous sommes allés, papa et moi, en direction contraire du centre-ville qui offre une vue sur les chantiers. Nous sommes allés en direction de la bibliothèque Rina-Lasnier. Après un long coin de rue et demi, papa à demandé à retourner à la maison, nous avons donc fait demi-tour. Je l’ai laissé monter seul à son appartement et je suis restée dehors, désireuse de marcher encore un peu dans le quartier. J’observais les terrains, les maisons, la hauteur des arbres, la beauté et la douceur tout autour.
– Je ne suis pas normale, me disais-je. Comment ça se fait que je m’extasie ainsi pour la vie, pour le seul fait d’être en vie ? Comment expliquer que je n’ai jamais remarqué, avant aujourd’hui, à quel point les terrains sont grands et bien entretenus ? Même les maisons modestes sont entourées de bosquets de vivaces en bonne santé.
– Une personne qui s’intéresse à sa ville s’abonne à la bibliothèque, me suis-je dit encore, dirigeant mes pas vers celle-ci, construite dans l’ancienne église St-Pierre où j’ai fait ma première communion.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s