Jour 984

La belle Simone, encore une fois.

La belle Simone, encore une fois.

Je suis entrée et j’ai fouiné un peu. Je me suis rendue à la mezzanine en direction des biographies. J’ai trouvé celle qui apparaît en photo-vedette, une biographie sous forme de  courte plaquette de Simone de Beauvoir écrite par Bernadette Costa-Prades. Je suis allée m’asseoir au soleil sur un fauteuil situé près d’une immense fenêtre et j’ai lu je dirais une demi-heure. À ma sortie, j’ai demandé à la dame, au comptoir, s’il fallait habiter la ville pour s’abonner. Oui, il le faut, mais si on habite un autre endroit on peut s’abonner moyennant des frais de 175$ par année.
– Je vais y penser, fut, bien entendu, ma réponse.
À mon retour à la maison de Bibi, moyennant quelques détours, j’ai trouvé papa sur son balcon, accompagné de Bibi qui était arrivée. Je suis allée les rejoindre. Nous avons échangé quelques nouvelles et, assez rapidement, je suis partie. Direction les pattes d’ours, dont la compagne m’a donné un rhododendron qui manque de lumière sur le terrain où il a été planté, alors je me suis portée volontaire pour lui fournir du soleil sur le grand terrain de la propriété de Denauzier. Jasette avec les pattes qui était à la maison. Jasette avec la compagne qui est arrivée sur les entrefaites. Puis voiture pour retrouver mon mari à St-Jean-de-Matha. Il n’y était pas, pourtant sa voiture y était, et une autre voiture aussi. Mais pas la moto.
– J’ai le temps, me suis-je dit, de transplanter le rhododendron.
– Et un coup partie, les poinsettias qui ont passé l’été dans la plate-bande. Et aussi le croton.
J’en ai eu jusqu’à huit heures et j’ai fait mon jardinage dans la noirceur. Je m’apprêtais à ranger les outils quand mon mari est arrivé. Nous avons échangé quelques nouvelles, les plus urgentes, lui en mettant la touche finale à ses préparatifs pour la chasse à l’orignal, moi en étudiant la disposition des cadres et la nouvelle couleur du mur accent et en me promenant ici et là dans les pièces du rez-de-chaussée en vue d’y installer quatre nouveaux projets que j’ai fait encadrer. Au bout d’un moment, Denauzier nous a apporté chacun une bière, nous nous sommes enfin assis et nous avons parlé plus intelligemment, en constituant des phrases ayant un début, un milieu et une fin. Puis nous avons soupé. Puis l’heure est arrivée des informations de dix heures que nous avons écoutées dix minutes. J’étais pleine de terre pour avoir transplanté à la noirceur. Nous avons pris une douche. Nous sommes allés au lit. Mon mari est parti un peu avant six heures ce matin pour l’Abitibi. Je suis pour ma part à Montréal, écrivant ces lignes, pour profiter de la vie auprès de mes amis. Je commence demain à profiter de la vie auprès de mes amis. Pour l’instant, je suis installée sur le balcon arrière, à l’appartement d’Emma.
Mon beau-frère m’a dit qu’il voulait me rémunérer, pour mon beau travail de traitement de texte. Je pense que je vais le laisser me donner des sous, à sa discrétion, que je vais investir dans un abonnement à la bibliothèque…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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