Jour 990

Comme j’étais seule pendant le week-end, mon mari retenu dans les environs du Mont-Tremblant, je suis allée dormir chez tantinette, à côté de ma maison d’autrefois, hier samedi. Voici comment s’est déroulée cette journée. En matinée, bien que je sois arrivée à onze heures passées, j’ai pris soin de la propriété en désherbant, en coupant de nombreuses branches mortes qui pendouillaient tristement aux arbres, en enlevant une haie complète de mauvaises herbes qui ne faisaient rien de mieux que rapetisser le terrain en occupant un bon trois pieds de profondeur. Pattes d’ours était avec moi, ainsi que sa femme. Il s’occupait des travaux plus costauds en démontant les cloisons métalliques du gazebo, à l’approche de l’hiver, et en réparant d’autres cloisons, en bois celles-là, de la maison.
Vers midi trente, nous avons dîné tous les quatre ensemble, autour d’un spaghetti et d’un pouding aux fraises encore chaud, puis assez rapidement je suis retournée dehors manier le râteau et les ciseaux, et pousser la brouette quand elle était pleine pour aller verser ma récolte au bout du terrain en vue d’en faire du compost. Comme d’habitude, je mourais de soif en travaillant au soleil, et je ne pensais qu’à la collation de quinze heures qui allait me rafraîchir puisque, pour ceux qui ne connaissent pas encore les habitudes de tantine, à quinze heures nous mangeons des friandises glacées qui furent cette fois des Magnum de format régulier. J’ai fait précéder le Magnum d’un grand verre d’eau que j’ai bu d’une traite.
Encore une fois assez rapidement, devant l’ampleur du travail à faire, je suis retournée m’amuser sur le terrain, mais j’ai dû m’interrompre pour saluer mon frère et sa femme qui nous quittaient. Tantine m’a alors proposé de me reposer pour placoter avec elle dehors au soleil sur la terrasse. Au bout d’une heure de placotage, je suis retournée sur le terrain m’amuser pendant que tantine préparait le souper.
– Je n’aurai jamais faim, me disais-je entre mes chargements de brouette que je roulais difficilement sur le terrain en pente et parcouru de racines.
Finalement, j’ai travaillé assez longtemps pour avoir faim et j’ai mangé de tout, de la soupe aux œufs, du chop suey accompagné de riz aux légumes ayant pris la teinte de la sauce soya, du vin rouge, de la compote de pommes pour dessert.
Après le repas nous avons joué au Chromino. J’ai gagné presque toutes les parties. Comme je gagnais et que tantine voulait gagner aussi, nous recommencions une nouvelle partie à chacune de ses défaites, de telle sorte que nous avons joué jusqu’à neuf heures. Après ce fut ma douche, je pense que c’était la première fois que je me lavais chez tantine. Nous étions arrivées au temps de la journée qui se déroule chacune pour soi, tantine sur l’ordinateur à jouer au Scrabble et moi, les cheveux mouillés, à lire les pages de ma quatrième année de blogue assise sur la chaise berçante. Il faut savoir que c’est petit chez tantine et qu’assise sur la chaise berçante j’étais à un pied de ce qui allait devenir mon lit une fois le canapé ouvert, un canapé hide a bed.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s