Jour 993

Portes et mur accent.

Portes et mur accent.

Voici les portes, à gauche sur la photo, revêtant leur nouvelle couleur Chat de Bombay dans un apprêt satiné de la compagnie Sico. Tant qu’à faire, avec le restant du litre, nous y sommes allés pour le mur accent, à droite sur la photo. Du coup, il faut acheter un autre litre car le mur accent n’est pas bien couvert. Ici et là, on voit des traces de rouleau et des pigments de l’ancienne couleur beige. Il s’agit d’une mauvaise planification budgétaire quand on sait que deux litres coûtent la même chose qu’un gallon, qui contient quatre litres. Avec le restant du litre pas encore acheté, j’envisage de couvrir un côté d’une colonne haute de dix pieds et étroite d’un petit deux pieds, dans l’entrée principale.
Tout a commencé avec les plinthes que nous avons achetées pour rénover le sous-sol à Montréal. Elles ont été achetées recouvertes d’un apprêt seulement, qu’il a fallu couvrir de peinture blanche. Roulant le blanc sur les plinthes avec un rouleau étroit, je me suis dit qu’on devrait en faire autant sur les portes du placard. Ces portes n’avaient jamais été peintes, et s’offraient à la vue recouvertes elles aussi d’un apprêt seulement. Or, avec les années, et à l’endroit de la poignée tout particulièrement, la saleté s’était pas mal accumulée.
– On pourra toujours peindre par-dessus le Chat de Bombay, ai-je dit à Denauzier quand on s’est aperçu, dès les premiers coups de pinceau pour le découpage, que l’effet obtenu était pas mal foncé.
Mais maintenant que ce mini chantier est terminé, je n’ai pas du tout envie de recommencer !
Si j’aimais un peu la personne que je suis, j’aimerais peut-être les créations qui proviennent de cette personne qui est moi. J’aimerais ses idées. J’applaudirais quelques-unes de ses réussites. J’applaudis mes réussites si j’arrive à compter un but avec un ballon. Cela s’est produit cette semaine avec nos amis voisins qui nous ont initiés à un jeu de ballon. Je criais Yes ! et je sautais de joie à chaque fois que mon ballon touchait le but. J’applaudis encore mes réussites quand je constate que le calfeutrant que j’ai moi-même appliqué au-dessus des plinthes, dans le sous-sol du logement de Montréal, forme une belle ligne égale. Je dis alors à la ronde, fière de moi :
– Wow ! Je suis bonne au ballon. Ou Wow ! Je calfeutre drôlement bien.
C’est que ces deux domaines me sont complètement étrangers et que je m’y frotte en tant que néophyte. Quand il s’agit de domaines qui me tiennent à cœur et qui se veulent artistiques, dans lesquels j’essaie de développer une pratique, des domaines à travers lesquels j’essaie de me définir, j’arrive invariablement à des déceptions, à des constats qui justifient que je me dénigre. On comprendra donc que l’effet Chat de Bombay me turlupine : est-ce beau ou pas beau ? Est-ce que j’aime ou pas ? Qu’est-ce qui est beau en aménagement intérieur ? Est-ce important de poursuivre l’idée du beau ? Pour m’aider à trouver des réponses, j’ai feuilleté ce matin la revue MontrealHome. On y découvre des maisons luxueuses très fenestrées, décorées il me semble de manière minimaliste, dont les murs sont tapissés de toiles de format géant, de facture souvent moderne. Cela ne m’aide pas une miette.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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