Jour 999

Voici le résumé de ma journée d’hier samedi le 24 septembre 2016. Cette phrase d’introduction est mon moyen de me rappeler à quelle date j’ai atteint le premier texte dont le titre ne comporte plus l’unité de mille.
D’abord, épuisée par les rénovations apportées la veille au sous-sol du logement de Montréal, je me suis réveillée, en fait Denauzier est venu me réveiller, à 10h45. J’avais mal à la tête, comme cela arrive souvent quand je dors longtemps. Je me suis désaltérée en mangeant un petit pot de compote de pommes faite par moi, et ensuite j’ai bu un café. Le téléphone a sonné au moment où on s’apprêtait à manger notre bol de gruau. C’était les grandes pattes d’ours qui tentait d’organiser une escapade en moto.
– Ma femme vient de se réveiller, a d’abord répondu mon mari.
– Je peux partir avec vous n’importe quand, ai-je répondu aussitôt, ne voulant pas que mon mari, et mon frère et les autres, ne profitent pas des rayons du soleil à cause de moi.
Nous nous sommes retrouvés cinq motos à rouler jusqu’à Notre-Dame-de-la-Merci, mais un des motards n’étant pas assez habillé, nous nous sommes séparés après notre premier arrêt. Nous avons poursuivi la promenade à trois motos, Denauzier et moi sur la grosse Yahama, la fille de Denauzier sur une petite moto Ninja car elle est elle-même de format mini, et son compagnon sur une autre moto. Au début j’avais froid et je me sentais très fatiguée, mais peu à peu je suis revenue à la vie, je ne me suis plus sentie fatiguée et j’ai cessé d’avoir froid. Je pense que c’est une question de disposition mentale. Je voulais profiter de la vie et partager la bonne humeur du groupe, alors j’ai mis ma fatigue de côté et je ne m’en suis sentie que mieux. Je voyais, certes, des cyclistes habillés en été alors que c’est tout juste si, de mon côté, je ne portais pas un habit de motoneige. Je trouvais dommage de ne pas profiter des derniers jours de chaleur relative, mais je n’ai pas voulu me complaire dans le dommage au-delà d’une minute.
Nous sommes revenus à la maison à 18h30, et le match de hockey Canada Russie commençait à 19 heures. J’ai eu le temps de prendre une douche. Nous avons écouté le match, mon mari et moi, collés sur le canapé, moi lisant par moments les pages de mon blogue, 4e année, avec une certaine consternation, mais parfois aussi avec plaisir. J’ai aussi tenté de ranger un peu toutes les choses qui traînent dans la pièce principale depuis que le nettoyage du grand placard est en chantier. Puis, revenant m’asseoir, j’ai lu en les ouvrant à n’importe quelle page les nouveaux romans que je me suis achetés dans une librairie d’occasion à Joliette. Ils sont un peu sales mais ils ne coûtaient pas cher, 2,50$ chacun. J’ai acheté Beauvoir, Ernaux et St-Exupéry. Quand j’ai constaté que les Canadiens ne se faisaient pas manger tout rond par les Russes, je me suis sentie moins stressée et j’ai écouté un peu la game, comme dirait mon mari.
C’est à partir de ce moment de la journée, en soirée quand la partie s’est terminée, que les choses, pour moi, ont commencé. J’ai demandé à mon mari, qui a accepté, d’écouter avec moi le film Délivrance qu’il avait enregistré, épuré malheureusement de ses vingt premières minutes.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s