Jour 1 004

J’ai rêvé que ma table de travail n’était plus placée de la même manière, dans mon bureau. Au lieu d’être placée de manière à me faire profiter de la vue à travers les grandes fenêtres qui sont orientées plein sud, la table était orientée vers la porte, au nord, comme si j’étais la préposée à l’accueil dans un commerce, faisant face aux gens qui entreraient et se dirigeraient vers moi. Ce rêve était certes prégnant car depuis que je l’ai fait, je m’étonne de trouver ma table encore placée comme autrefois, dans mon bureau, quand j’y entre. Je pourrais changer ma table de place, je bénéficierais quand même d’une vue à travers les fenêtres, de biais, mais ce ne serait pas commode pour les fils, ils encombreraient le sol en raison de l’emplacement des prises électriques. Donc, et c’est rare qu’on écrit ça, je choisis de ne pas réaliser mon rêve. Cela étant, depuis ce rêve, j’ai changé ma manière de procéder. J’ai changé ma relation avec mon blogue. J’écris le soir, maintenant que l’automne est à nos portes.
Dans la première année de ma vie de retraitée, je me consacrais à l’écriture le matin. C’était l’aspect le plus important de ma journée, ma période d’écriture. Je ne me préoccupais pas tellement de la qualité du résultat obtenu, l’essentiel étant que je puisse écrire, que je puisse me sentir vivante ayant écrit, vivante et libre. Maintenant, je connais mieux mon mari et le cadre de ma nouvelle vie. Par conséquent, je ressens moins le besoin de m’accrocher coûte que coûte à une forme d’échappatoire. J’écris donc le soir, et je consacre ma journée à ce qui vient vers moi.
Ainsi, ce matin, je me suis réveillée tard, à 9h30, probablement parce qu’il faisait gris et que la lumière ne traversait pas les rideaux dans la chambre. Il faisait gris et très brumeux. C’est fou à quel point les paysages sont changeants, en fonction de l’heure et de la température. J’ai bu un café et admiré le brouillard qui s’élevait de quelque six pieds au-dessus des champs, comme des volutes de fantômes. C’était magnifique. J’ai ensuite réalisé que je n’irais pas voir tantine, tel qu’il était prévu pour nettoyer ses plates-bandes, car il avait plu des cordes. J’ai donc entrepris de vider un grand placard, adjacent à la cuisine, pour en peindre l’intérieur.
Peindre un placard, c’est comme envisager une mini-ingénierie informatique. Dans le projet informatique, on se rend vite compte que si on change le comportement de tel lien URL, à la demande d’un secteur qui a besoin que la modification soit apportée, ça va avoir un effet sur telle page web qui est, elle, gérée par un autre secteur. Or, cet autre secteur, connaissant la personne qui le dirige, n’acceptera jamais qu’une modification soit apportée qui pourrait avoir d’autres impacts imprévus. Au final, on s’en tient au strict minimum et, avec les années, on en vient à trouver que mettre un mot au pluriel, alors qu’il était au singulier, peut devenir source d’ennuis, voire de conflits. Heureusement, dans le cas du placard, la gestion du projet se fait avec seulement deux intervenants, mon mari et moi.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s