Jour 1 003

Mais, d’une chose à l’autre, le rafraîchissement du fond du placard, en lui donnant une couche de blanc, devient l’occasion d’ajouter une tablette, d’enlever les appuis pour des tablettes qu’on ne veut plus, d’envisager un nouvel emplacement pour le long boyau de l’aspirateur et, par le fait même, le rangement, ailleurs, du bac de récupération.
– On devrait commencer par tout sortir pour nettoyer, classer et éliminer ce qui est en trop, ai-je proposé.
– Je devrais patcher les trous avant qu’on se lance dans la peinture, a répondu mon mari.
Le patchage a nécessité une quantité telle de plâtre que nous sommes en attente de poursuivre, le séchage n’étant pas terminé. La cuisine est donc encombrée d’objets, de casseroles, de pinces à linge, de bouteilles d’alcool, de tapettes à mouches.
Du coup, non seulement la visite chez tantine mais aussi le rafraîchissement du placard n’étaient plus au programme des activités de ma journée. Du coup, également, il s’est mis à faire beau soleil et chaud. Je me suis installée dehors sur la terrasse quelque temps pour lire une quarantaine de pages de mon cartable, couvant la 4e année du blogue. Je ne pourrais pas dire que j’ai trouvé l’exercice inintéressant. Vers midi nous avons mangé. J’avais faim, n’ayant pas déjeuné parce qu’il était trop tard quand je me suis levée. J’ai adoré notre menu : les restes de pommes de terre que Denauzier m’avait demandé hier d’ajouter dans la recette de porc à la mijoteuse, et ces pommes de terre venaient avec le restant des tomates du jardin, jaunes et rouges, de ma sœur Bibi. Des tomates chaudes, je veux dire, cuites avec le porc. Ça faisait un peu trop Weight Watcher aux yeux de mon mari, alors j’ai ajouté une petite poignée d’arachides non salées dans nos bols respectifs. Avec les herbes de Provence, c’était délicieux. J’ai poursuivi ma lecture, je suis allée m’occuper d’une petite chose et d’une autre, dehors. J’ai enlevé les vêtements qui avaient pris la pluie le matin sur la corde mais qui avaient eu le temps de sécher depuis. Vers la fin de l’après-midi, nous sommes montés en quatre-roues jusqu’aux pommiers, à l’autre bout de la terre de Denauzier, pour cueillir trois gros sacs de pommes. Des pommettes, des pommes rouges et aussi des blanches.
– Ce n’était pas brillant d’en acheter hier à Notre-Dame-de-Lourdes, a exprimé mon mari.
– Avec celles-ci, je voudrais faire des expériences, ai-je répondu. Je voudrais laver les pommes, même si elles n’ont reçu aucun pesticide, sélectionner celles qui ne sont pas piquées, et les cuire telles quelles en n’enlevant que la queue. Je voudrais les réduire ensuite en purée dans le mélangeur électrique, verser la purée dans des pots, et mettre ensuite dans chaque pot une épice, une herbe, une autre sorte de fruit, pour marier les saveurs…
– Des pommes aux feuilles de laurier, a suggéré mon mari.
– Avec du sucre et du jus de citron, ça pourrait être bon ?
Ainsi va donc ma nouvelle vie de retraitée, deuxième année. Je me laisse porter. Demain, il y a au menu, pour l’instant, la finition du placard, et les plates-bandes de tantinette. Jeudi, nous allons en ville, c’est-à-dire à Joliette, pour les courses qui requièrent un déplacement urbain. Vendredi nous attend une plus grande ville encore, Montréal, pour poursuivre les rénovations avec l’aide des pattes d’ours.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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