Jour 1 012

La belle France Gall.

La belle France Gall. Les Sucettes.

Nous sommes le 12 septembre et j’en suis au texte du jour 1 012. Je consulte les accès à mon site, tôt ce matin, et j’obtiens 12 accès.
– Tu n’oublieras pas ton rendez-vous avec le technicien, me rappelle mon mari alors que je prépare mon café.
– C’est à quelle heure ?
– À 12h00.
Je désire effectivement rencontrer le technicien en informatique, au village, pour régler toutes sortes de petits problèmes que je n’arrive pas à régler moi-même sur mon ordinateur.
Cette répétition du chiffre 12 me donne envie d’en faire le thème du texte d’aujourd’hui.
La première idée qui me vient à l’esprit, c’est que j’avais 12 ans quand j’ai commencé l’école secondaire. L’idée qui s’enchaîne aussitôt, c’est qu’à 12 ans j’avais déjà embrassé un garçon, pendant mes vacances d’été. Il avait six ans de plus que moi, donc la moitié de 12. C’était un grand gaillard timide qui parlait en paraboles, comme le Christ qui était entouré de 12 apôtres. Il m’avait demandé, alors que nous déambulions sur le terrain de jeu, au camp de vacances où il travaillait comme moniteur, si je désirais me rendre dans sa chambre manger des caramels. Sa chambre, je m’en souviens, portait le numéro 12. J’étais à cette époque-là, je l’ai écrit récemment, préoccupée par l’ampleur de mon poids de 114 livres. Aller manger des caramels ne pouvait pas vraiment me tenter, mais j’ai accepté sa proposition en me disant que j’allais n’en manger qu’un. Je ne me doutais pas une seconde qu’il voulait m’embrasser. Je me suis rendu compte que les caramels ne l’intéressaient pas à peine étions-nous entrés dans sa chambrette. Il m’avait littéralement jetée sur sa couchette. Je ne me rappelle pas avoir ressenti grand-chose, sur le plan de la chimie amoureuse. Mais j’étais contente d’avoir dans ma vie, dorénavant, cette nouvelle expérience qui venait combler mes rêveries de jeune adolescente.
Ma naïveté par rapport aux caramels me fait penser à celle de France Gall, qui s’était fait offrir par Serge Gainsbourg la chanson Les Sucettes. La chanteuse n’y a vu que l’histoire au premier degré d’une fillette qui aime les sucettes… alors que c’est l’histoire d’une fellation ! Je n’aurais pas voulu être à sa place lorsqu’elle s’en est rendu compte.
Donc, à 12 ans, j’entre à l’école secondaire et le hasard m’amène à la salle de musique où je m’initie à la guitare. La mienne avait six cordes, mais il en existe à 12 cordes qui offrent plus de possibilités sur le plan des harmoniques. Serge Fiori, semble-t-il, en a toute une collection. Justement à l’époque de mes 12 ans, nous écoutions le 33 tours de Shawn Phillips, qui jouait lui aussi, je pense, sur une guitare 12 cordes. Il est venu en tournée au Québec l’hiver dernier et s’est produit à la petite église de Ste-Marcelline. Je n’ai pas su si sa prestation avait été appréciée.
Je remarque –sans rapport aucun avec le chiffre 12– la répétition amusante, dans la phrase qui précède, des trois mots su si sa.
Je termine avec notre dîner : une crème de maïs, délicieuse, faite en partie pour venir à bout des épis déjà cuits qu’il restait de notre épluchette, c’était il y a neuf jours. Je sors le sac Ziploc du frigo pour y prendre les épis, et j’en trouve 12.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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