Jour 1 015

Un appareil Shop-Vac pour les gros travaux

Un appareil Shop-Vac pour les gros travaux

Retour sur la journée d’hier mercredi que nous avons passée à Montréal. C’est un passé récent. J’ai mal partout aujourd’hui pour avoir arraché du tapis dans le sous-sol du grand logement de Notre-Dame-de-Grâce par une des journées les plus humides de l’été. Pendant que nous travaillions au sous-sol, avec le nouveau locataire qui est un homme charmant, d’autres hommes installaient des fenêtres dans toutes les pièces du rez-de-chaussée. Bien entendu, comme la maison est vieille, l’installation s’est soldée par la chute d’une bonne vingtaine de briques dans les plants d’échinacées. Heureusement, les installateurs étaient au courant qu’il n’y avait pas de linteau. Ils ont été prudents et se sont arrangés pour ne pas se mettre la tête là où les briques sont tombées.
Nous sommes arrivés à 10h30, et sommes repartis à 17h30. Nous n’avons pas dîné, à peine bu un verre d’eau, et travaillé sans arrêt. J’aime ces épreuves physiques parce que je ne me sens pas avoir mon âge. Je me sens avoir mon âge le lendemain. Je portais un short McKinley très souple car je savais que j’allais être amenée à bouger beaucoup, et un t-shirt que m’a donné un ami de Denauzier, je dirais que c’était la première fois depuis des mois que je portais un t-shirt. Avec mes basquettes et mes chaussettes, je ressemblais à une petite fille. Il y avait sous le tapis une quantité impressionnante de poussière que j’ai tenté d’enlever avec un appareil Shop-Vac qui fonctionnait mal. Autant dire que j’ai lancé autant de poussière dans l’air que j’ai essayé d’en ramasser dans le sac de l’aspirateur. Il n’y a rien de pire que de travailler avec les mauvais outils, ou plutôt avec des outils en mauvais état. Cette expérience nous a amenés, mon mari et moi, à discuter de l’achat éventuel d’un nouvel appareil Shop-Vac. Je m’intéresse à celui qui apparaît en photo ci-dessus.
À la fin de la journée, je pense pouvoir dire que je ne m’étais jamais sentie aussi sale de ma vie.
– On pourrait aller se baigner chez les Pattes d’ours, ai-je dit à mon mari alors que nous montions en voiture pour rentrer à la maison.
– Surtout qu’il m’a laissé un message pour nous inviter à y aller, a répondu mon mari.
– Nous pourrions acheter une pizza ?
– Et de la bière froide.
Ainsi fut-il dit et fait. Nous avons mangé avant de nous baigner. Lorsque je me suis enfin glissée dans l’eau de la piscine, portant le maillot de bain de la fille de ma belle-sœur, je me suis sentie vivre la minute de bonheur de Will Smith dans le film The pursuit of happyness.
J’étais probablement trop fatiguée pour manger la pizza délicieuse mais grasse et hyper salée, sur un estomac vide. Je me suis réveillée en pleine nuit pour boire de l’eau. Puis encore réveillée aussi assoiffée. J’ai fini par descendre et m’asseoir quelques minutes pour boire une canette de Ginger Ale. Avant de remonter, l’idée saugrenue de me peser m’est passée par la tête, le résultat risquait d’être intéressant puisque je n’avais pas dîné et quand même assez peu, mais mal, soupé. Je pesais, à trois heures du matin, 133,2 livres.
– Je rêve, me suis-je dit en remontant l’escalier.
Pour laisser planer le doute, je ne me suis pas pesée ce matin.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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