Jour 1 020

Ma fille a vingt ans, est-ce Dieu possible.

Ma fille a vingt ans, est-ce Dieu possible.

Jacques-Yvan avait déposé vite fait un chapeau sur la tête d’Emma sans l’ajuster le moindrement avant que je prenne une photo d’eux. Ma fille avait deux ans et ne pouvait être davantage au centre, voire en plein cœur, de notre vie commune, à Jacques-Yvan et moi. Elle était haute comme trois pommes et justement pour se hausser elle se tenait debout sur un banc à côté du papa qui y était assis. Elle s’appuyait d’une main sur son épaule pour se garder en équilibre. Sur la photo, de mémoire, elle apparaît sérieuse et semble être en train de me dire quelque chose. Nous étions à l’Isle-aux-Coudres, heureux, en vacances d’été chez la sœur de Jacques-Yvan.
Dix-huit ans plus tard, parce que ma fille a vingt ans, et encore une fois sur une île lors de notre voyage récent, j’ai pris d’Emma une rafale de photos. Nous étions cette fois à la microbrasserie À l’abri de la tempête et nous buvions de la bière, assis sur un banc ! Nous venions de passer l’après-midi sur la plage à ramasser des pierres en prévision de notre atelier de fabrication de bijou qui avait lieu le lendemain. Il fallait arriver avec une pierre de la grosseur, nous avait-on dit, d’une balle de golf. Pas facile. Elles étaient toutes plus grosses, ou plus petites. Pour se protéger les yeux du soleil qu’elle avait de face, au moment de boire la bière, Emma s’est mis une casquette, sans l’ajuster le moindrement, tel père, telle fille. Je l’ai trouvée tellement mignonne avec son Camp Mistral sur la tête que j’ai sorti mon Nikon. J’ai obtenu d’elle plusieurs photos en format paysage.
J’avais déjà de Denauzier plusieurs photos, prises en rafale aussi, en format portrait. Denauzier est appuyé le long d’un mur à l’hôpital de Joliette, c’était à l’été 2015 quand nous pensions que papa était mourant. Mon mari porte son casque de moto et me regarde d’un air peut-être timide et certainement pressé d’en finir. Ça ne faisait alors qu’un an que nous étions en couple.
J’avais aussi dans mes affaires à la maison, acheté à rabais parce qu’il y a une grafigne qui le dépare, un cadre conçu pour recevoir huit photos, en alternance paysage et portrait. La tentation était trop grande. J’ai copié mes fichiers JPG sur une clef USB et je suis allée faire développer au Proxim du village les huit photos sélectionnées.
Demain nous recevons famille et amis à l’occasion d’une épluchette de blé d’Inde. J’espère des commentaires de mon récent montage photographique. Comme le cadre multiphoto est blanc, je l’ai installé sur un mur de couleur foncée dans les tons de rouille, à l’entrée, à côté d’une grosse plante. À suivre.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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