Jour 1 023

Avec un peu d'imagination, on peut y voir le parcours de mon système digestif.

Avec un peu d’imagination, on peut y voir le parcours de mon système digestif.

Voici ci-contre ma photo le plus concept. Je l’aime. Je n’ai pas pris beaucoup de photos aux Îles de la Madeleine avec mon Nikon mais j’aime plusieurs des photos que j’ai prises. J’ai pris, je l’avoue, des photos avec le iPhone de mon mari, ou alors, m’exclamant soudainement, je demandais à mon mari de prendre en photo ce qui me faisait m’exclamer.
Demain, dans le texte du jour 1 022, et si Dieu le veut, je vais en mettre une autre en ligne sur le même thème des reflets à travers une vitre.
J’ai pris en rafale des photos d’un chien qui court sur la plage pour attraper un bout de bois que lui lance son maître. Assez classique, comme thème. Je pensais, pendant ma rafale, à la fois à Michel Rivard, et à la fois au film, toujours le même, Un homme et une femme. Je pensais à Michel Rivard parce qu’il fait référence à un chien qui court sur une plage dans une de ses chansons, ou alors parce qu’un chien qui court sur une plage est imprimé sur le feuillet intérieur du CD. Ce CD serait peut-être Le goût de l’eau. Bibi me l’a déjà prêté, du temps que j’habitais avec Jacques-Yvan. Je pensais parallèlement, pendant ma rafale, au film Un homme et une femme parce qu’on y voit dans une séquence un chien qui court sur la grève, à Deauville. On y voit aussi, de dos, un homme qui marche accompagné de son chien. Les deux protagonistes, Trintignant et Aimée, se disent que chien et maître, avec le temps, finissent par se ressembler. Toujours pendant la rafale, j’entendais les voix très douces des mêmes Trintignant et Aimée caresser mes oreilles –voix très douces et d’une élégance, dans l’art de la conversation, qui me semble ne plus exister de nos jours.
Fiou ! Que d’images et de sons dans mon cerveau pendant une courte rafale.
Ma photo ci-dessus, revenons à mon séjour dans un passé récent, pourrait être utilisée par une agence de publicité pour faire la promotion d’un séjour aux Îles. J’apparais, habillée sport, dans le reflet d’une vitrine, nous sommes à La Grave. Sans m’en rendre compte au moment de la photo –j’essayais de me distraire à l’extérieur pendant qu’Emma et Norie visitaient l’intérieur de la boutique– mon reflet se superpose à un t-shirt gris sur lequel est imprimé en blanc le contour des Îles. Pour mettre un peu de zeste à l’affiche publicitaire, et mine de rien, l’Île de Havre-Aubert à la partie inférieure du contour blanc vient me caresser le pubis.
D’après l’étroitesse de la vitre, je dirais qu’il ne s’agit pas de la vitrine d’une boutique mais d’une porte vitrée derrière laquelle est accroché le t-shirt d’une manière quelconque. Je ne saurais dire, de mémoire, de quelle boutique il s’agit. Je ne peux rien garantir non plus par rapport à l’hypothèse de la porte. Pour retracer l’origine exacte du lieu, il faudrait que je retourne aux Îles. Je pourrais me fier à la couleur rouge, capturée par la photo, pour retrouver la porte. Il est possible, bien entendu, que le t-shirt ne soit plus pendu derrière la vitre de la porte…
C’est fou à quel point je me projette dans le temps passé, comme si je pouvais le retenir, alors qu’il ne fait que traverser ma vie en me laissant les mains vides.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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