Jour 1 029

Foulard au vent au Cap Alright, mais sur la partie qui vole au vent on ne voit pas les papillons.

Foulard au vent au Cap Alright, mais sur la partie du foulard qui vole au vent on ne voit pas les papillons.

Albini Longuépée. C’est le nom du propriétaire d’un commerce qui fait dans l’électronique, à Cap-aux-Meules.
Brion. L’île. Je ne l’ai pas vue, mais je sais qu’elle existe. Je pense qu’elle apparaît au loin, un petit point de rien, quand l’océan est calme. Mais je peux confondre avec une autre île, il y en a quand même beaucoup.
Chouchou a vingt ans aujourd’hui le 23 août. Nous l’avons fêtée le 19 au soir en mangeant des homards. Je lui ai offert une bouilloire électrique achetée à la quincaillerie de Cap-aux-Meules.
Denauzier est un excellent photographe à ses heures, comme en témoigne la photo ci-contre sur laquelle mon nouveau beau foulard aux papillons vole au vent. Chouchou apparaît un peu en retrait. Nous avons la même esquisse de sourire elle et moi. Quand je la regarde sur les photos, hormis que nous ne soyons pas du même gabarit, et par un phénomène que je m’explique mal, mais qui pourrait être simplement celui du vieillissement, c’est moi que je vois et non elle, et c’est papa que je vois et non moi.
Emma m’a offert ce foulard aux papillons à La Grave, c’est l’endroit touristique des Îles. Le foulard curieusement ne coûtait pas cher. Emma n’en était pas folle, mais moi si. C’est normal qu’il vole au vent, puisqu’il est imprimé de papillons et qu’aux Îles il vente tout le temps et beaucoup, mais de tout notre séjour il n’a venté que le jour de notre visite au Cap Alright.
Grande Entrée. L’île d’Entrée. Grosse Île. Chemin du bas. Pointe basse. Tous ces noms finissent par se ressembler. J’aurais aimé visiter l’Île d’Entrée, on s’y rend en traversier, j’aurais aimé la visiter pour en expérimenter l’isolement, mais il a fallu choisir nos activités pour des questions financières et d’une chose à l’autre nous n’y sommes pas allés mais lorsque nous retournerons un jour aux Îles nous comptons la visiter.
Hector Hébert, c’est le nom du magasin dans lequel Emma a acheté mon beau foulard, à La Grave. – C’est quelle sorte de magasin ?, m’a demandé ma belle-sœur qui était aux Îles en même temps que nous et qui se demandait si elle devait aller au magasin Hector. – C’est comme un Greenberg mais avec une marchandise de meilleure qualité, ou encore un Métropolitain il y a très très longtemps, ou peut-être un Équipeur, avec une marchandise plus variée, un peu moins axée sur le travail… Je pense, au final, que ma belle-sœur ne s’y rendra pas. Pourtant, chouchou y a trouvé de quoi se vêtir, à peu de frais, pour sa rentrée, dès demain le 24, à l’École Polytechnique.
Il ne faut pas grand-chose pour me tirer une larme. Quand je pense par exemple à quel point est grand mon amour pour chouchou, il me vient une ou deux larmes. Quand je constate que son enthousiasme et sa joie de vivre sont toujours au rendez-vous, maintenant qu’elle a vingt ans, il me vient encore plus de larmes devant tant de candeur et de beauté envers la vie.
Jeudi devait être notre soirée de kayak, après l’annulation du mercredi. Mais finalement nous n’y sommes allés que le vendredi. Mercredi on annonçait des orages, que nous n’avons pas eus, et jeudi il ventait trop. Plus tôt dans la journée de jeudi une personne a versé, d’où l’annulation des autres expéditions qui étaient prévues dans la journée.
Kayak. Ce fut la plus belle soirée de mes vacances de treize jours. Nous y sommes donc allés le vendredi, au kayak sur mer, ou plutôt sur océan. J’ai adoré notre guide, pourtant au début, je dirais dans les premiers dix minutes, il me tombait un peu sur les nerfs. Comme quoi il faut prendre son temps avant de se faire une opinion. Non seulement la soirée fut magique, mais elle fut aussi poétique, j’y reviendrai, du moins je l’espère.
La suite de ma déclinaison alphabétique demain, je suis trop fatiguée, d’autant que nous avons roulé neuf heures depuis Fredericton aujourd’hui.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s