Jour 1 034

Je n’ai pas fait de ski nautique ni de planche à genoux, mais je me suis baignée un bon cinq minutes dans une eau très froide à mon goût, mais très bonne pour la saison. Je me suis baignée grâce à Marie-Lauraine. Nous étions tous assis dehors au soleil, chez le frère de Denauzier, à quelques kilomètres de la Manawan. Au bout d’un moment, me sentant grossir de minute en minute à cause de l’enflure qui se manifeste quand j’ai chaud, mais aussi à cause de toute la nourriture et de l’alcool qui ont été au centre de nos activités une bonne partie du week-end, me sentant enflée et grosse et peut-être un peu collante de crème et de douches pas assez fréquentes au terme de ces trois jours dans le bois, je suis allée me tremper les pieds dans l’eau. Une fois arrivée sur le bord du lac, changeant d’idée et décidant d’y aller pour une trempette plus sérieuse, j’ai enlevé ma belle chemise à manches longues de couleur corail qui constitue un achat récent. J’avais en-dessous un soutien-gorge blanc conçu pour une poitrine très lourde de format 48FF, alors que je porte du 34A. Ce soutien-gorge très couvrant pouvait fort bien jouer le rôle du haut de bikini. J’ai enlevé mes pantalons courts également. Je portais en-dessous une culotte très couvrante et très laide, noire, trop chaude, qui pouvait fort aisément jouer le rôle du bas de bikini. Donc je suis allée à l’eau me mouiller dans cette jolie tenue qui aurait fait peur au premier venu mais j’étais seule. Je me suis avancée jusqu’aux genoux. J’en étais là de ma réflexion, vais-je au-delà des genoux ou n’y vais-je pas, lorsque Marie-Lauraine est arrivée dans son beau bikini d’un pas plein d’entrain. Elle s’est avancée jusqu’à ma hauteur, dans l’eau, et a décrété :
– À Go, on y va en même temps. Un, deux, trois, Go.
Et j’y suis allée et j’ai remercié Marie-Lauraine de m’avoir déniaisée.
Marie-Lauraine est une très belle jeune femme sexy, elle a toutes les qualités physiques pour être un mannequin. Dans mes amanchures de sous-vêtements et avec mon corps de 57 ans, je ne me sentais pas tellement à la hauteur. C’est pour cette raison que je n’ai pas hésité à me saucer quand elle a dit Go, car une fois saucée, mon corps était caché. Marie-Lauraine, oserais-je écrire, « est roulée comme une super nana ». Cette expression bien entendu n’est pas de moi. Je n’utilise à peu près jamais l’argot français. C’est Francis, l’amoureux pendant cinq mois de Tessa, dans le livre Les maisons, de Fanny Britt, qui utilise cette expression. J’ai feuilleté le roman, tout à l’heure, pour essayer de retrouver le passage, que j’ai retrouvé, à la page 161 (édition Le cheval d’août). Il est clair à mon esprit que je vais relire le livre, avec un carnet de notes et un crayon pour tenter de mieux comprendre de quelle manière Fanny voyage dans le temps du récit, car elle voyage en titi. Je me suis sentie très très très proche de Fanny pendant ma trop courte lecture de ce roman de 222 pages imprimé à gros caractères. Je la remercie d’avoir écrit ce livre. J’ai donc lu les romans des trois finalistes du prix France-Québec 2016 : Le nid de pierres de Tristan Malavoy, La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette, et Les maisons de Fanny.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

2 réponses à Jour 1 034

  1. Jacques Richer dit :

    34A, la taille parfaite.

    J’aime

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s