Jour 1044

Nous avons fait la route sous la pluie.

Nous avons fait la route sous la pluie.

Nous y sommes presque, au séjour de pêche au Témiscamingue. Juste un mot pour préciser que j’ai très bien dormi dans la petite chambre bleue. Mon mari, un peu moins. Il avait pratiquement le nez dans la bibliothèque placée le long du mur. J’y ai trouvé un livre –une plaquette mince– sur la graphologie. Si vous terminez vos mots par de grands mouvements dirigés vers le haut, c’est que vous désirez aller de l’avant. À l’inverse, vous écrivez vers le bas si vous êtes dépressif. Ce genre de choses. Mais dans le milieu du livret, plusieurs signatures sont reproduites, dont celle de Beethoven, ma préférée. Une signature affirmée, presque massive, qui dégage en même temps quelque chose d’enfantin. La signature de Mozart, en comparaison, m’apparaît à la fois gracile et élégante.
À 10h00, le vendredi matin, nous étions au lieu de rendez-vous, un garage à l’entrée de la ZEC Restigo. Nous y attendait un premier couple d’amis, plus nous ça fait deux couples, et le troisième, qui provenait d’assez loin, est arrivé avec une demi-heure de retard. Nous avons roulé une heure sur les routes de terre, notre voiture en premier, des fois que le bidule truc binouche se serait brisé. Les amis derrière nous, si cela s’était produit, auraient alors arrêté pour nous aider.
Nous sommes arrivés à la roulotte de notre hôte vers midi. Je dois dire dès à présent que notre hôte est un homme très patient. Il m’a enseigné l’art de la pêche et a fermé les yeux sur mes maladresses. Comme le vocabulaire et la manière de s’exprimer ne sont pas les mêmes, entre Lanaudois et Abitibiens, j’ai eu l’occasion de comprendre les choses de travers, plusieurs fois plutôt qu’une, de comprendre les choses à l’envers de ce qu’elles auraient dû être, et j’ai failli être à l’origine d’incidents qui auraient pu gâcher le week-end. Un mot encore sur notre hôte. Quand j’ai attrapé mon premier poisson à vie, le lendemain samedi, il était fou de joie pour moi.
Nous sommes arrivés à la roulotte de notre hôte vers midi et nous avons attendu, tout le monde assis dans un gazebo, dans l’humidité, dans l’odeur d’un anti-moustique puissant mais indispensable, qu’il pleuve moins pour sortir les équipements de nos voitures et pour monter notre tente dans un nuage de maringouins. Vers 16h00, finalement, de guerre lasse, nous sommes allés pêcher. Sous la pluie, protégés par des épaisseurs nombreuses de chandails, de coupe-vent et d’imperméable. Je me sentais tristounette, pour un ensemble de raisons. Je n’ai attrapé aucun poisson mais, au moins, je n’ai pas attrapé le rhume.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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