Jour 1 042

Un doré pêché sur le lac Du Fils, long, le lac, de 19 km.

Ma première prise à vie. Un doré pêché sur le lac Du Fils, long, le lac, de 19 km.

Ça y est, nous voilà rendus à la description de ma belle prise du samedi. Un doré de 63 cm, de 5,75 lbs, la prise du plus gros poisson de la journée, au sein de notre groupe de sept pêcheurs, effectuée par une 100% néophyte. La chance du débutant.
Le lendemain, une prise d’un doré de 80 cm, de 7 lbs, faisait glisser mon score en deuxième place. Mais quand même.
Quelques mots d’abord, essentiels, sur mon accoutrement. Je porte un bandana rose pour me protéger les oreilles des coups de soleil, sous une casquette Airbus que nous avons chacun reçue en cadeau de la part d’un des amis de Denauzier, celui qui est arrivé une demi-heure en retard. Pour le reste, rien de nouveau, j’exhibe ma belle chemise à carreaux Columbia boutonnée jusqu’au cou, pour me protéger, idem, du soleil, chemise que je portais l’an dernier à presque pareille date quand je me suis déguisée en Serge Losique.
Lorsque le poisson a chatouillé ma ligne, j’avais une main dans le sac de chips. J’étais très nonchalamment assise, les pieds croisés contre le rebord intérieur de la chaloupe. À l’aise. Étant donné que ça faisait depuis la veille que ma ligne s’accrochait dans les roches du fond du lac, j’ai pensé que c’était une fois de plus une roche qui venait m’embêter, d’autant que mon mari et mon professeur de pêche m’ont dit que ma ligne était prise sous une roche.
– Donne du fil !, m’ont dit mon professeur et mon mari en même temps.
Sauf que je n’en ai pas donné. Je tenais ma ligne à pêche de la main gauche, pendant que la droite était dans le sac. Il y avait une parfaite épaisseur de chips entre mon pouce et mon index et je ne me décidais pas à laisser retomber mon épaisseur dans le sac tellement je suis gourmande et tellement ce n’est pas facile d’obtenir l’épaisseur exacte qui fait notre affaire. En outre, de la main dans le sac à la main dans la bouche, il n’y a qu’une infime distance à franchir et, je me répète, je suis gourmande. Probablement, d’ailleurs, que ma bouche était déjà ouverte pour recevoir les croustilles et les laisser fondre dans une explosion de sel.
– Donne du fil !, ont-ils répété avec une certaine urgence car mon fil risquait de rompre ou la chaloupe d’être déportée. Or, nous approchions d’un haut-fond. Ç’aurait pu être dangereux pour l’hélice du moteur.
– C’est un poisson !, se sont exclamés nos amis, les deux autres couples qui pêchaient dans un autre bateau à côté de nous.
– Tourne le moulinet !, s’est alors mis à crier la majorité du groupe. Tourne, tourne !
J’ai finalement réalisé qu’il me fallait lâcher les chips pour m’occuper de ma prise. J’ai essuyé ma main graisseuse contre mon short et je me suis déniaisée.
– Prends ton temps, a ajouté mon mari, soulagé de constater que j’étais enfin sortie de ma torpeur. Il est bien accroché, je le vois, prends ton temps. Laisse-le monter.
Au final, j’ai très bien manœuvré. Une fois le poisson haletant dans le fond de la chaloupe… nous l’avons remis à l’eau car il dépassait les limites permises.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s