Voici comment les choses se sont passées qui ont fait en sorte que je n’ai pas écrit mon texte hier. Le matin, j’ai réglé plusieurs choses administratives en lien avec les portes et fenêtres et avec d’autres fournisseurs, pour la rénovation de notre logement à Montréal. Cela s’est bien déroulé, de telle sorte que vers 11 heures, ayant fini ce que j’avais à faire, j’aurais pu écrire mon texte mais ça ne me tentait pas. Il ventait, il faisait chaud mais supportable, j’adore ce temps pré-orage, alors je suis allée porter à la consigne les mille et une cannettes de bière qui s’étaient accumulées dans le bac, dans le garage, histoire de prendre l’air. J’ai pris l’air dans la voiture, les vitres baissées. C’est toujours long, insérer les cannettes une à une dans la machine qui les broie. J’en ai eu pour 5,60$. J’ai voulu investir ce gain en pétunias pour embellir la plate-bande, devant la maison. Le commerce de plantes est situé à côté du Métro où j’étais. Je m’y suis rendue. J’ai fouiné un peu pour regarder les annuelles, il n’en restait pas beaucoup. J’ai décidé d’investir mon argent dans une paire de gants, à 4,99$ plus taxes, et de payer de ma poche quelques caissettes de pétunias et bégonias. Il est arrivé un mini incident quand je suis descendue de ma voiture pour acheter les fleurs. Le 5,60$ était dans la poche de ma robe, une poche peu profonde. Sous l’effet de mon mouvement pour sortir de la voiture, le billet de 5$ est sorti de ma poche et comme il ventait beaucoup, il a fallu que je coure après comme une bonne pour le récupérer en mettant mon pied dessus. Le vendeur me regardait faire en souriant. Je lui ai souri, quand j’ai constaté qu’il me regardait en souriant, tout en me disant qu’il aurait pu venir m’aider !
De retour à la maison, j’ai préparé des sandwiches au jambon, nous n’avions pas très faim, mon mari et moi, compte tenu de tout ce que nous avions mangé la journée d’avant, à la fête des pères, en famille Longpré le midi et Denauzière le soir. Après les sandwiches, j’ai écrit un long courriel en lien avec mes affaires immobilières, puis mon mari m’a dit qu’il était prêt. Prêt à nous rendre, comme nous l’avions convenu en début de journée, au magasin de portes et fenêtres de St-Ambroise. Nous y sommes allés en moto. Nous avons magasiné tant et si bien, nous nous sommes informés si professionnellement que nous avons fermé le magasin.
Retour à la maison à 18 heures, Denauzier est allé donner du sang. Pendant l’absence de mon mari, je me suis mise à planter les fleurs achetées, mais nous avions aussi reçu de la fille de Denauzier, en cadeau de fête des pères, des plants de tomates. J’ai tout planté, il y avait pas mal à faire, et l’orage commençait à s’annoncer de plus en plus. Comme le vent était très fort, je me suis dit que je ne serais pas dérangée par les bibittes. Mais je l’ai été. Le ciel s’assombrissant, je me suis dépêchée sans prendre le temps d’aller mettre un vêtement plus couvrant par-dessus ma robe. Aujourd’hui, j’ai les bras couverts de calamine, mais heureusement ça ne pique pas. L’orage, contre toute attente, a tardé à arriver, de telle sorte que j’ai pu finir mes plantations sans me faire mouiller, et même nous avons pu observer les arbres qui courbaient sous le vent, dans un bruissement de feuilles que j’aime tellement, pendant un bon moment sous le gazebo.
C’est sous le gazebo que nous avons soupé, il était presque neuf heures, ayant au menu le restant du bouilli de la fête des pères. Comme nous venions de dire que l’orage, peut-être, allait passer en vent, sans pluie, il s’est mis à éclairer et à tonner, au loin. Puis le temps s’est déchaîné. Puis nous avons manqué d’électricité, jusqu’à trois heures et demie cette nuit. J’écris donc mon texte d’hier ce matin. Fiou !
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