Jour 1 145

Voici de quoi j'ai l'air quand je souris à chouchou.

Voici de quoi j’ai l’air à mon meilleur quand je souris à chouchou.

Une amie que je n’ai pas vue ces dernières années parce qu’elle habite à l’étranger, mais qui me lit sur mon blogue depuis maintenant cinq ans, m’a suggéré de mettre en ligne une photo de moi où je ne fais pas la grimace. Elle veut ainsi se représenter de quoi j’ai l’air, à 57 ans, et dans quel état de vieillissement de mon enveloppe corporelle, m’a-t-elle dit au téléphone en blaguant, j’entame ma 58e année.
– Je serais incapable de mettre en ligne une photo de moi où j’apparais en maillot de bain, ai-je répondu en catastrophe, ou alors j’en serais capable en faisant encore plus la folle que lors de mes grimaces à la cabane à sucre.
Mon amie m’a répondu qu’une photo simplement du visage et tout habillée ferait l’affaire.
Sa proposition m’a fait réfléchir et en réfléchissant il m’est venu à l’esprit le souvenir suivant : j’avais été invitée au souper d’anniversaire d’un ami qui est maintenant décédé du cancer. Comme nous savions qu’il n’allait pas passer l’année parce qu’il avait reçu un diagnostic de cancer avancé, nous nous étions donné le mot pour ne pas rater le souper et nous étions retrouvés nombreux au restaurant, revoyant pour la première fois depuis des années certains amis et collègues que nous avions perdus de vue. C’est ainsi qu’une jeune femme très belle et très douce s’était approchée de moi et m’avait regardée, à mon arrivée, bouche bée, incapable de prononcer un mot, tellement elle trouvait que j’avais vieilli. Ça paraissait en titi, sur son visage, qu’elle était troublée de ne pas y retrouver la jeunesse qu’elle y avait connue autrefois. Intérieurement, je me sens toujours aussi jeune, je me sens comme si j’avais seize ans. Je ne me rends pas compte que je ne reflète plus grand-chose qui peut ressembler à une jeunesse de seize ans, sauf peut-être, m’a-t-on déjà dit, un éclat dans les yeux. Cette femme m’avait connue alors que je portais les cheveux blonds teints et courts, et elle me revoyait les cheveux longs et gris. C’est vrai, à bien y penser, que ça peut faire une méchante différence. Pas tellement longtemps après ce souper, d’ailleurs, j’avais envisagé de recommencer à me teindre les cheveux, en moins jaune blond, et plutôt en châtain clair.
Pour faire plaisir à mon amie européenne, donc, j’ai cherché une photo récente qui pourrait faire l’affaire et j’ai trouvé celle ci-dessus. C’est Emma qui l’a prise il y a deux ou trois mois. Nous étions assises à la table, dans la cuisine de Bibi –encore et toujours !–, nous apprêtant à jouer aux cartes.
Ma coiffeuse me répète, à chaque fois que je la vois, de glisser la branche de mes lunettes sur la petite mèche de la tempe pour qu’elle ne retrousse pas comme elle le fait sur la photo ! Je ne pense jamais à ça. Je me mets les lunettes sur le nez, point final. Il doit y avoir une part d’inconscient qui me fait agir ainsi, la mèche retroussée m’apportant un petit swing, une petite fantaisie juvénile !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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