Jour 1 168

La belle Joni en 1969

La belle Joni en 1969

Parce que nous avons été malades, et d’ailleurs nous le sommes encore un peu, nous avons écouté plusieurs films la semaine dernière, Denauzier et moi. Pas longtemps après Aloha, nous avons écouté La maison sur la falaise, si je me rappelle bien du titre. Étant donné que les films que nous écoutons à la télévision sont presque tous américains, qu’ils sont présentés en version française avec des voix qui n’ont rien à voir avec le physique et le caractère du personnage, étant donné que les histoires se ressemblent plus ou moins et finissent toutes bien, j’ai tendance à écouter les films sans les regarder. Ainsi, pendant La maison sur la falaise, j’ai préféré avancer mon beau chevreuil en peinture à numéros. Au lieu d’être installée dans mon bureau, cependant, j’étais installée à la grande table de la salle à manger. Il me suffisait de tourner la tête pour voir l’image si ça me tentait. Encore une fois en fond sonore, est arrivée à mes oreilles au bout d’un moment la chanson Both Sides Now, de Joni Mitchell, dans la version orchestrale plus récente et non dans la version originale acoustique d’il y a presque cinquante ans. Dans la version d’il y a cinquante ans, Joni s’accompagne à la guitare et chante très haut perchée dans les aigus. Dans une des vidéos que j’ai visionnées, elle porte les cheveux longs, blonds, elle est mince comme une tige de fleur et vêtue d’une robe rose de style chasuble. J’ai eu un mouvement d’excitation, reconnaissant Both Sides Now en fond sonore. Je me suis presque levée pour me rendre à mon bureau y lire les paroles de la chanson, en retracer les origines, et savourer différentes vidéos de Joni l’interprétant, sans oublier les vidéos d’autres interprètes qui s’y sont frottés, dont Frank Sinatra. Mais je me suis retenue, en partie pour laisser Denauzier écouter le film tranquille, en partie parce que je voulais terminer une petite masse de couleur lilas, en partie parce qu’il ne faut pas toujours répéter les mêmes manières de faire. Voilà qui clôt provisoirement le sujet des fonds sonores dans les films.
Aujourd’hui lundi, Bibi, papa et Swiff sont venus nous visiter en après-midi. Le but de toute la manœuvre est d’offrir des tours de voiture à papa pour le distraire. Swiff en a le temps car il n’a pas encore recommencé ses activités professionnelles états-uniennes. Parce que j’ai de la suite dans les idées, même si l’idée n’est pas si intéressante que ça, j’ai demandé à Bibi d’apporter son dictionnaire Larousse car je sais qu’elle en a une version plus récente que la mienne.
– Une version de 2013, ça fera l’affaire ?, m’a-t-elle demandé au téléphone.
– C’est parfait, ai-je répondu, en me disant qu’en dix ans d’écart, il y aurait peut-être des différences entre les deux dictionnaires.
Donc Bibi est arrivée avec son Larousse, et j’ai été bien déçue, le consultant, de n’y trouver aucune différence par rapport à la version de 2003. Voilà qui clôt provisoirement le sujet des technologies de l’information, des dictionnaires et des versions des dictionnaires.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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